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20/06/2017

DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT 11

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT

11

 

Il observe, accablé et malheureux le dénuement dans lequel, provisoirement, le jeune homme s'installe.

Bouleversé encore d'entendre de sa bouche des projets aussi irréalistes que vides de sens, des rêves fumeux et impossibles, de projets d'avenir proche aussi mirobolants et chimériques aussi...

Situation d'incohérence absolue qui en appelle sans fin à de détestables cauchemars.

Rien n'est plus atroce ni plus déchirant qu'un enfant malade, n'est-il pas?

 

Il se trame en lui, à chaque infime de l'instant, la partition secrète de l'étrange mystère qui entoure sa propre énigme, avec cette terrifiante sensation qu'il existe là des pages manquantes au manuscrit.

Et plus précisément, celles relatives à l'exact déterminé d'un hier souriant.

 

C'est ainsi que gronde l'orage désormais, lacérant de ses griffes acérées le ciel bas de la conscience.

Rien n'est plus atroce ni plus déchirant qu'un enfant malade, non!

Un fils, une blessure...

(FIN)

 

P. MILIQUE

18/05/2017

GRANDIOSE FIN DE SOIRÉE

au magma présent de l'écriture,

 

 

GRANDIOSE FIN DE SOIRÉE

 

Elle me comble d'intensité cette fin de soirée

Où nous avons longuement conversé ensemble,

De tout, de rien, de tous ces riens qui, s'ils n'étaient pas,

Nous empêcheraient, c'est sûr, d'atteindre à l'essentiel.

 

Cela fait déjà trop de temps que je subis physiquement.

Déséquilibre total qui virevolte sur l'incompréhensible.

En tout état de cause, tout cela relève de l'incontrôlable.

Est-ce une conséquence perverse du demi-siècle franchi,

Ou le méfait de cette infection qui n'en finit pas de finir?

 

Je ne veux pas t'accabler de choses que tu connais trop bien.

Je souhaite simplement partager un peu de cette vive fatigue

Que j'éprouve au sortir de mes intenses journées de travail.

Mais je me révèle bien incapable de quoi que ce soit, pas plus

Que je ne le suis d'aligner ne serait-ce que quelques mots sensés.

A cela s'est, depuis quelques jours, joint une détresse psychique:

Posture d'extrême frustration au scintillement défraîchi de la vie.

 

 

P. MILIQUE

04/04/2017

ÉCLAT D'IMMANENCE

au magma présent de l'écriture,

 

ÉCLAT D'IMMANENCE



Ô toi page-amour si cristalline, si fulgurante,
Page d'éclat d'immanence au soleil qui point,
Page déchirante et usagée d'avoir été trop lue.

C'est la page-amour dont tout un chacun rêve
De posséder en un jour lumineux le livre fini,
Celle qui est la merveille des lendemains ravis,
Elle qui étincelle d'une intensité à l'égal du ciel,
Elle promesse jusqu'ici trop peu souvent tenue,
Page qui élance l'âme au pays rare du bonheur.

Ô toi page-amour si cristalline, si fulgurante,
Page d'éclat d'immanence au soleil qui point,
Page déchirante et usagée d'avoir été trop lue.


P. MILIQUE

09/10/2016

DUPES DE RIEN 10

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

DUPES DE RIEN

10

 

     Au final, voit-on l'illusion avec les yeux du corps ou avec ceux de l'esprit?

Ne feignons pas d'être surpris par la question puisqu'elle ne peut manquer de se poser.

Ce qui ne lui garantit pas de réponse définitive.

     Être dans l'illusion, même viscérale, même irréfutable, c'est se parer de hasard.

Parce qu'il entre une grande part d'illogisme dans cette perception.

Le commencement du savoir ne nait-il pas, en premier lieu, dans l'illusion que l'on sait?

Mais tout cela risque de tourner durablement en rond puisque, en l'espèce, ce que je sais... ne sert à rien.

Et provoque même un déni de connaissance.

Une contestation d’arrière-garde du vrai.

Celle-là même qui, en réduisant l'horizon comme peau de chagrin, rend le citoyen hargneux.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

08/05/2016

FAIRE SURGIR L'INOUÏ

au magma présent de l'écriture,

 

FAIRE SURGIR L'INOUÏ

Porté par un sentiment d'urgence
Au cœur de l'écho tout juste déserté,
Il cesse de ressasser au long du jour
L'amère réalité qui encore s'exacerbe.

Entre corps et finitude, traces et souvenirs,
Un ultime combat est mené pour la dignité
Au retrouvé d'un élan pour la spontanéité,
L'arrache déjà à la confusion commune
Faisant survenir l'inouï d'un sens aiguisé.

Par cette manière de réinventer l'empreinte
Il parvient à se désengager de l'engluement
Procuré par les ténèbres hantant l'intériorité
Pour, rasséréné, partir à la recherche de la vie.

Arguant de sa capacité à débuter quelque chose,
Il rejoint le possible émerveillement de l'écriture
Quand, protégé par ce voile de pudique armure
Dont il s’apprête lorsqu'il en éprouve le besoin,
Il côtoie librement la beauté d'une révélation à soi.

P. MILIQUE

02/08/2015

DISSIDENCE VERTE 1

au magma présent de l'écriture,

 

DISSIDENCE VERTE 1



Le fait est incontestable: on ne fait que nous assaillir dans la continuité de multiples informations concernant les changements climatiques en cours. Ou encore les gestes qu'il est nécessaire d'effectuer pour se donner une chance de sauver la planète. Une planète que nul désormais ne peut plus ignorer être en péril.
On appelle cela l'écologie. Et c'est au goût du jour. Pire même, c'est à la mode.

La mode, c'est le costume qu'enfile la superficialité pour faire illusion. En réalité, bien peu de comportements appropriés sont régulièrement effectués.
Pour de nombreux individus il est chic et de bon ton, un peu snob peut-être, de se prétendre sensibles aux modalités de sauvetage en cours. Et de s'autoproclamer, ce faisant, citoyen supérieurement avisé. Mais soyons réalistes, que se passe-t-il au juste dans leurs maisons, leurs bureaux, leurs usines et dans leurs manières de vivre au général?
Pas grand chose, il faut bien en convenir. Ou alors de toutes petites, infimes, auxquelles chaque sympathisant de la cause semble se raccrocher comme à une bouée d'espoir. Mais si nous observons une macroscopie du réel, le constat de l'inanité des efforts laborieusement consentis est consternant.

A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

07/09/2013

SI NOUS VIVIONS EN 1913: LA BOURGEOISIE

 

SI NOUS VIVIONS EN 1913

LA BOURGEOISIE

 

Retour dans la France de 1913. Aujourd’hui, l’historien Antoine PROST nous raconte la bourgeoisie de la belle époque…

Antoine PROST préside la mission du centenaire de la première guerre mondiale, dont France Inter est partenaire.


La bourgeoisie n'a pas disparu depuis la grande guerre mais elle c'est beaucoup transformée. Pour elle 1913 c'était vraiment la belle époque. La bourgeoisie est un ensemble de familles qui occupe certaines positions sociales et transmette une fortune. La fortune est essentielle. Songez que pour marier sa fille à un officier il faut lui donner 50.000 francs de dot. Ce n'est pas rien. A l'époque un instituteur en fin de carrière gagne 2.400 francs par an....


Ascenseur de la gare, Monte-Carlo © Eugène Trutat - Commons - Flickr - 2013

28/03/2013

PRINTEMPS DES POETES 2013 : Anne-Marie BERNARD " Pour la voix du poème "

 

PRINTEMPS DES POETES 2013 

Anne-Marie BERNARD

" Pour la voix du poème "

 

Lu par Maëlys Ricordeau

 

Poème inédit écrit pour le Printemps des poètes 2013. "Les voix du poème" est le thème choisi pour cette 15ème édition.

 

Edito de Jean-Pierre SIMEON, directeur artistique: "Dès sa naissance, au début des temps humains, la poésie est une parole levée. Qu'il soit murmure, cri ou chant, le poème garde toujours quelque chose de son oralité native. Il est donc peu ou prou une affaire de voix, la voix intérieure du poète répondant aux voix du monde.
Le partage des poèmes dans la cité, qui est depuis quinze ans l'ambition du Printemps des Poètes, passe nécessairement par la voix haute.
Le Printemps des Poètes 2013 fera entendre plus que jamais cette polyphonie vivante."

 

Maëlys Ricordeau Richeux © RF

 
 

 

A l'occasion du Printemps des Poètes, les Poèmes du jour sont lus toute la semaine par la comédienne Maëlys Ricordeau, membre du collectif Das Plateau.

 

***

POUR LA VOIX DU POEME

 

Ecoute

le silence est fait de paroles

à l’intérieur de soi

comme une aube venue des profondeurs

entoure d’esprit

la lumière

 

Les mots de novembre annoncent l’espace

hauteur achevée des parfums vécus

l’odeur émaillée d’une vie qui avance

avec dans la bouche matinale

le goût d’une voix

 

Ecoute

le chuchotement du premier mot

se tait à la source

pour se désaltérer dans l’ombre

et combler le vide

 

Dans ce grenier inépuisable

enfin le cri

pétrifie l’essentiel

 

Anne-Marie BERNARD
inédit novembre 2012

04/03/2013

VALERIE LANG LIT DES ECRITS D'ALBERTO GIACOMETTI 5/5

 

VALERIE LANG

LIT DES ECRITS

D'ALBERTO GIACOMETTI

5/5

 

Extraits d'Alberto Giacometti, Ecrits. Articles, notes et entretiens. Edition revue et augmentée sous la direction de la Fondation Alberto et Annette Giacometti, Paris, Hermann, 2008.

 

 

 

 

Document(s)

17/04/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE "ULTIMATUM"

Femme magnifique à l'intensité hors-norme.

Superbe et talentueuse... Écriture riche et précise.

Il est important de ne pas passer à côté!

Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine!

http://www.lejournaldepersonne.com/

Ou sur sa chaine Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&feature=mfu_in_order&list=U

 

Candidats, candidates
C’est à vous dix que je m’adresse, vrais ou faux démocrates
Vous me regardez d’en haut
Je vous regarde d’en bas
Le temps est venu, je crois, de se regarder en face!

À quelques jours, quelques heures de l’assaut final
Je me permets de vous faire une proposition originale
Il s’agit de notre contrat social
Devenu trivial sans rien de génial
Je vous propose de le revoir de le refonder de le reformuler
Pour que chacun en s’unissant à tous s’y retrouve lui-même
Avec les autres mais le même que lui-même
Débarrassé de toute mystification et toute aliénation
Dans le cadre d’une véritable association
Une association d’hommes libres et dignes
Qui substitue au contrat social initial
Un contrat de solidarité nationale
Pour garantir aux sans grades un minimum vital
Oui pour un droit à l’existence pour tous les citoyens
Que vous sommez de trouver des moyens
Alors que le véritable enjeu consiste à créer des liens
Oui des liens de solidarité à toutes épreuves
Qui dispensent de toute recherche de preuves
Ne dites pas que je désire voir les actifs voler au secours des inactifs
Mais voir des existants renouer entre eux des rapports d’existence
Des vivants, songer à autre chose qu’à la survie ou à la survivance.
Oui à la vie, non aux politiques de survie
Qui dissolvent le problème et ne le résolvent pas

Ne m’en parlez pas… ne m’en parlez plus…
De ce revenu minimum, nouvel RSA, vieux RMI
Nous sommes des enfants, non des mendiants de la patrie.
Quand on a faim, c’est la terre de nos pères qui est censée nous fournir le pain
Quand on est sans toit, c’est la terre de nos pères qui est censée nous fournir le lien
Quand on est à mal, c’est la terre de nos pères qui est censée nous fournir le bien!
Nous ne faisons qu’exiger pour chacun ce que nous réclamons de tous
Un minimum, NON, un maximum de solidarité
Pour que la terre de nos pères retrouve toute son intégrité
Donnons de quoi vivre à tous ceux qui n’ont pas de quoi
Sans rien leur réclamer en retour… cela s’appelle : le droit
Le droit de vivre sans devoir le justifier
Pour les juniors, pour les seniors
Pour les handicapés, les infortunés, les désarmés, pour tous les sans grades…
Accordons le droit de se loger, de se nourrir et de se vêtir du berceau jusqu’à la tombe
Comme unique gage de solidarité
Comme unique preuve de votre utilité
Un droit de vie décente pour tous et sans exception
Pour que notre république, ne soit pas cause privée de sens civique
Messieurs et mesdames les dépités
Accordez-nous UN REVENU SANS CONTREPARTIE
Pour que nous retrouvions le sens de la patrie, de cette terre qui appartient à tous.
À ceux qui y travaillent mais à ceux qui y vivent aussi
Le minimum doit être garanti pour tous les démunis parce que ce n’est pas le travail qui nous définit
Mais l’envie de partager cette vie
Sans que les plus grands n’avalent les plus petits.
Ni les puissants ne soumettent les moins bien lotis
UN REVENU SANS CONTREPARTIE
Doit être le socle nourricier pour tous les partis
Le seul préalable à tout parti pris
La vie, bon sang, la vie
Le sang qui coule dans la veine de cette main qui s’apprête à voter pour un autre lendemain!