Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/05/2017

VISCÉRAL

au magma présent de l'écriture,

 

VISCÉRAL

 

Il a commencé à écrire pour,

A défaut de pourvoir le supprimer,

S'extirper de son monde personnel.

 

Écrire au-delà de la raison et de la morale

Le drame de l'irréparable et du ressurgi

Aux marges d'un essentiel jamais énoncé.

 

P. MILIQUE

10/05/2017

ULTIME DÉCADENCE

au magma présent de l'écriture,

 

 

ULTIME DÉCADENCE

 

Douleur continue d'une passion à l'abandon

Dans la révélation d'un désespoir oppressant.

 

La folie guette et rôde, tapie dans les alentours.

 

Dès lors s'exhibe, obscène,

La tentation de l'impossible,

Désirable jusqu'à l'obsession,

Jusqu'à la déchéance assassine.

 

P. MILIQUE

09/05/2017

UN ÉCLAT D’INESPÉRÉ

au magma présent de l'écriture,

 

UN ÉCLAT D’INESPÉRÉ

 

Tant de temps de la vie consumé à s'obstiner

Dans les tentatives d'approches minutieuses

De ce fleuve d'amour flanqué d'un phare absolu.

 

 

Et, lorsque dans un irrésistible éclat de bonheur,

On l’atteint avec prudence de la pointe du coeur,

La prise de conscience se révèle brutale à l'inouï.

 

Ne pas savoir nager en de si prévisibles remous,

Au risque d'être emporté par quelque tourbillon

N'est-il pas se disculper d'une noyade déjà admise?

 

C'est ainsi, tandis que l'âme dérive à vau-l'au

Dans les profondeurs du tendre fleuve amour

Qui promet le précieux en ces rives inespérées,

La vie submerge chacun des rêves, tour à tour,

Au fol d'une attente exacerbée qui laisse affaibli.

 

Comment faire pour maintenir la vie hors de l'eau?

Peut-être en tentant d'apercevoir dans la sérénité

Cet éclat d'inespéré impromptu jailli de l'Autre,

Exquise et sensuelle fulgurance tracée d'énergie.

 

P. MILIQUE

08/05/2017

TÉNÉBREUSE MÉLANCOLIE

au magma présent de l'écriture,

 

 

TÉNÉBREUSE MÉLANCOLIE

 

A l'aube de la connaissance,

La meurtrissure n'existait pas.

 

Pourtant, telle est la nature humaine

Que, sous les strates de la mémoire

Paraît s'affairer l'envahissant passé.

 

Où se pose le regard, il fait nuit.

Dans l'obscur tréfonds de celle-ci,

La détresse grave les jours tristes.

 

 

P. MILIQUE

07/05/2017

ELEGANT A L’ENIGME

elegant1.jpg

 

ÉLÉGANT A L’ÉNIGME

 

Allure bien élevée et racée, chevelure cendrée,

Regard ardoise-volcanique caché des verres ronds.

Costume anthracite de belle facture

Qui enrichit chaque jour de simplicité.

 

Et sur son visage, ponctué d’un demi-sourire,

Se perçoit à chaque instant ce qu’il ne dira jamais,

Douce amertume du très profond, du très secret.

 

P. MILIQUE

06/05/2017

SÉDUISANTE FUGACITÉ

au magma présent de l'écriture,rapport

 

 

SÉDUISANTE FUGACITÉ

 

Loin du bonheur superficiel dispensé à crédit

Se définissent les étonnants paramètres du réel.

 

Le ressenti du monde tel qu'il apparaît,

Impose les modulations mystérieuses

D'une voix attachante et singulière qui,

Une fois effleurées les objections futiles

De l'existence, propose une invraisemblable

Mosaïque constituée de sobriété et de candeur.

 

Au cœur de cette rencontre qui va tout bouleverser,

L'incessant aller-retour rythmé entre soi et l'autre

Se révèle être d'une dimension humaine essentielle.

 

Au centre de l'horlogerie délicate et précise de la vie

Audacieusement disposée le long d'un aléatoire défi,

La séduisante fugacité du vrai rencontre la substance.

 

 

P. MILIQUE

05/05/2017

RALENTI

au magma présent de l'écriture,

 

 

RALENTI

 

Vaste espace-hospice

Gravats de solitude

 

Fins grelots silencieux

Attachés aux grabats.

 

Le temps se mesure

En années-couloir,

 

En kilo-marches

Le poids d'une vie.

 

P. MILIQUE

04/05/2017

QUÊTE

au magma présent de l'écriture,spectre,

 

 

QUÊTE

 

Liens mystérieux offerts par la force

De l'amour et le tourbillon de la passion.

 

Ce sont d'acérées flèches de lumière

Qui chatoient et embrasent leurs feux.

 

Amour démesuré qui incendie les jours

Et les nuits de son empreinte de lave.

 

P. MILIQUE

03/05/2017

PATHÉTIQUE

au magma présent de l'écriture,

 

 

PATHÉTIQUE

 

En ce temps-là, la nuit est sans délices.

 

C'est un fait, elle assombrit l'intérieur

Remuant en moi d'antiques marécages.

 

L'isolement de l'instant se fait infinité vide

Où s'engouffrent de multiples mots asséchés

Incapables de donner vie à l'inépuisable soleil.

 

Au temps qui s'égoutte je deviens pathétique.

 

 

P. MILIQUE

02/05/2017

ORPHELINE DE L'AUBE

au magma présent de l'écriture,

 

 

ORPHELINE DE L'AUBE

 

Quelle est donc longue et compacte cette nuit

Qui exacerbe plus encore les douleurs latentes

Et nous contraint à regarder au profond de nous.

 

Cette auto-analyse est dure mais nécessaire

Pour retrouver un fil de soi moins fragile.

 

Mais ce qu'il peut se révéler interminable, parfois,

Le chemin tourmenté qui mène de la nuit au jour!

 

Cette scission intime ne s'installe vraiment

Qu'au déconnecté clandestin du nocturne,

Projetant les échardes d'une violence brute

Dans la chair d'une nuit orpheline de l'aube.

 

P. MILIQUE

01/05/2017

MAUVAISES VIBRATIONS

au magma présent de l'écriture,

 

 

MAUVAISES VIBRATIONS

 

«Mon Aimée!
Toi!»

 

Il vient de la joindre et il entend ses mots. La voix qui les porte est faible. Presque douloureusement faible.

Elle dit ne pas parvenir à s'engager dans la journée.

Qu'a-t-elle?

Que se passe-t-il?

Ressent-elle de si mauvaises vibrations?

Un doute machiavélique vient-il d'insinuer sournoisement son cœur?

Dans la seconde même de cette éventualité, il a peur.

 

Il sait qu'elle s'est réfugiée dans la cartomancie.
L'a-t-il vraiment entendu énoncé cela?
Sa voix était si déficiente, si ténue, anémiée dans le lointain presque.

Les cartes les ont-ils racontés ensemble sous un mauvais jour?

Ont-elles réfutées leur belle histoire en devenir?

Quelle inquiétude peut bien la tourmenter ainsi, pour qu'elle lui demande l'autorisation de se réfugier, à chaque fois un peu plus fortement gainée, dans le cercle protecteur de ses bras?

 

L'éloignement est tel qu'il ne peut que lui adresser quelques ondes secrètes, parce que muettes.

 

«Ma tendre, ma si tendre!

Si tu savais combien je te ressens, en cet instant précis, et comme m'oppresse le besoin d'exacerber davantage encore l'amour sans fin que je te porte.
Viens amour, viens au plus charnel de ta place réservée.
Il n'est qu'à t'y blottir.
T'y lover.

Je t'embrasse d'affection, je t'enveloppe d'amour.
J'entends te protéger, te sécuriser au douillet berceau de mes bras.
Repousse donc au plus loin les vagues têtues de tes peurs.
Elles ne pourrons t'atteindre, puisque je suis là!»

 

P. MILIQUE

30/04/2017

LA NAISSANCE DE L'AUBE 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

 

 

LA NAISSANCE DE L'AUBE

2

 

J'ai envie d'effleurer le chaud de ta main,

Et de la caresser de la pulpe de mes doigts.

Ceux-ci se font oiseaux, papillons aériens

Partis à la recherche du tangible de ta réalité.

Et je perçois l'éclat iridescent de ton sourire

Tel un soleil espiègle dans l'azur en devenir.

Comme un astre profus sans ombre possible.

 

Je récite mentalement la saveur de tes lèvres.

J'ai tellement soif d'elles tandis que ta bouche

Humide et consentante s'offre à me désaltérer.

J'embrasse ton corps chéri et si plein d'amour.

Je baise ton ventre satiné et son petit soleil à lui,

Astre immensément vivant où pulse fort ton cœur.

J'invoque en toi la vie et son bonheur instantané.

Si tu savais combien son déchirants le bonheur

Et la joie de te reconnaître en cet instant révéré.

Bonjour toi, bonjour mon inespérée, salut ma vie!

 

Amour, nul besoin de fermer les yeux pour te voir:

Tu es là! Là mais bien trop loin pour pouvoir déceler

Sous mes paupières la lumière que tu allumes en moi.

(FIN)

 

P. MILIQUE