Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/08/2017

MÉMOIRE VAGABONDE

LUMINEUX.jpg

 

 

MÉMOIRE VAGABONDE

 

Comme elle me manque ta présence lumineuse,

Comme elle me manque, tu ne sais pas combien!

 

Par bonheur existe cet espace privilégié qui,

Le temps d'un furtif battement de paupières,

Exprime un rêve portant en son sein la somme

De tous les possibles restés jusque là inconnus.

Dans ce rêve saturé de lumière et d'émotion,

Vagabonde la mémoire. Et le regard change.

Il prend la consistance fragile d'une rencontre

Primordiale, troublée par ta profonde influence.

Moment essentiel d'où émane l'intense sensation.

 

Penser à toi m'apporte du bonheur. De la sérénité donc.

Et se murmure dans mes veines la paix enfin retrouvée.

 

P. MILIQUE

26/06/2017

RAGE FROIDE

au magma présent de l'écriture,

 

 

RAGE FROIDE


Elle n'arbore rien de très convenue,

C'est juste le tressaillement complice

D'une vie qui n'est que trop rarement

Brodée au fil d'un artiste talentueux.


L'ignominie folle de certains humains

Participe à la rage froide et douloureuse

De l'âcre sentiment de n'avoir rien à perdre.


P. MILIQUE

27/02/2017

L’INFRUCTUEUX DU REFOULE

Le-marginal.jpg

http://alain1945.rmc.fr/

 

Bonjour et bienvenue à tous les passionnés de peinture. Les œuvres qui seront publiées sur ce blog, ont été réalisées par le peintre ALAIN. C'est un artiste autodidacte qui peint selon ses ressentis du moment. De nombreux thèmes seront abordés grâce à ses tableaux. J'espère qu'ils vous feront voyager et vous émerveilleront.

C'est parti, le voyage dans "Le monde en peinture" peut commencer. 

 

L’INFRUCTUEUX DU REFOULE



Il n’aime rien moins qu’être l’odieux
Dont il se nourrit avec avidité,
Mêlant avec délectation violence et cynisme.

Il n’y a jamais rien de cohérent en lui...
Promiscuité rigide au vivre de soi-même
Qu’il pense valider dans le bien fondé de sa marginalité
Entrecoupée de crise de panique et de démence
Qui, au moment éprouvé de la haine,
Le pulvérise en une ultime poussée de folie,
Ce sentiment d’exacerbé dans l’infructueux du refoulé!

Il sait qu’il ne trouera jamais la carapace
De l’immonde malsain qu’il est devenu
Alors, il reprend le fil tenace de ses hantises,
Abdiquant toutes ses velléités aux bas-fonds,
Dans l’espoir soutenu d’un temps présent qui s’ensevelit
Sous la terre gelée d’une trajectoire qui doit suivre son cours.

P.MILIQUE

29/12/2016

RENAISSANCE

arc-en-ciel3.jpg

 

RENAISSANCE



Il manque toujours quelque chose au présent
Qui laisse soudain les mains vides pour accueillir la vie.

Le soleil, volontiers boudeur, n'incendie plus
Que quelques effilochures de nuages désabusés
Et le temps, lui, persiste à se dilapider en mots,
Ces mêmes mots dont on imagine pouvoir jouer avec
Alors que depuis toujours, ce sont eux qui se jouent de nous.

L'existence nous oblige à grandir de tous ceux qui nous manquent
Éparpillant notre quotidien en fragments de songes épurés,
Voyage de lumière déposé sur la vitre du cœur.

Pièce égarée dans l'indifférent puzzle humain,
On s'accroche au féroce viscéral du vivre.
Le front cogné de braises aux quêtes erratiques,
On croit pourtant encore à l'invisible tendresse.
Des pas résonnent dans le couloir où l'espoir danse,
Et le cœur démasqué retrouve ce que les yeux avaient perdu.

La vie, inépuisable et obstinée, finit par prendre le dessus.
Même s'il n'est pas facile d'être ce qu'on rêve,
Il arrive parfois que ce qui laborieusement s'écrit
Frôle de près ce qui s'apprêtait à se dire:
Des arbres frémissants qui se balancent au soleil,
L'odeur tiède du vent dans la chair d'un paysage,
Un oiseau qui se faufile dans le bruissement des feuilles,
Une pierre qui chante dans une nuit parsemée d'étoiles,
Un enfant qui sème son sourire avec des yeux de piège,
Des effluves de rire sur la peau caressée de chaleur,
Un peu d'âme enfin attentive qui comble l'espérance,
Un regard échangé de l'intérieur et qui soudain désire,
Toute cette rare beauté de l'essentiel en pulsés cajoleurs!

Et l'arc-en-ciel déjà soulève la ligne d'horizon,
Le cœur qui démesure et redessine le monde,
Scintillé de joie allumée à la braise de l'amour...
Il y a des jours bienveillants où les heures font relâche.

P.  MILIQUE

21/11/2016

LORSQUE JAILLIT L’ÉTINCELLE 4

au magma présent de l'écriture

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

LORSQUE JAILLIT L’ÉTINCELLE
4
 
Je dois, il n'est nulle autre alternative
Cesser de tenir mes fêlures au secret,
Porter un combat pour ma différence,
Emprunter des chemins dédaignés de tous
Qui me conduiront loin de cette vie brûlée,
En m'écartant de ce monde autiste et morcelé.

Demain sera ça: une ultime tentative
Pour échapper au silence et à la nuit
Jusqu'à ce que jaillisse enfin l'étincelle
Tant désirée: celle de l'espoir enfin obtenu.
(FIN)

P. MILIQUE

30/10/2016

SAVOIR POÉTISER LA VIE 2

au magma présent de l'écriture,

 

SAVOIR POÉTISER LA VIE
2
 
La tentative se révèle pathétique parfois, grotesque souvent,
Un bavardage inutile qui outrepasse mes piètres capacités,
Quelque chose d'étonnamment acide, de métallique presque.
Arguments hermétiques et perpétuels, glissements successifs
Pour tenter d'échapper à l'incohérente fadeur des jours
Et assembler des morceaux d'existence à l'éclat douteux.
Il y a là quelque chose de presque obscène à user les mots
Pour dire l'effritement des espoirs et la douceur évanouie
Des vies s'effilochant dans le désordre et l'inachèvement.

Si je savais poétiser la vie, je saurais dire chaque beauté
De tous les soleils en fusion au cœur de ciels divertissants.
(FIN)

P. MILIQUE

27/06/2016

NOSTALGIE INFERTILE

au  magma présent  de l'écriture,

 

NOSTALGIE INFERTILE



Acceptons cette évidence: cette loi-là est incontournable!

Il faut très universellement ajouter chaque année d'un temps
Qui, à force de réitération faut-il le dire, calme bien des ardeurs,
Et fait se dissoudre, dans le colimaçon oublieux des souvenirs,
La grâce pulpeuse de l'extrême mais trop éphémère jeunesse.

Il ne sert à rien cependant de se réfugier dans l'infertile nostalgie
Car il reste encore à vivre ce passé de demain qu'est aujourd'hui
Afin de s'accorder la plénitude possible d'un bonheur confortable.

Il convient donc d'exacerber l'indéfectible optimisme et l'étonnante
Capacité à encourager l'espoir, caractéristique majeure de l'homme,
Et d'exalter l'avide curiosité qui, en marge du réel et de ses facticités,
Saura autoriser l'accès jusque-là réservé des émotions fondamentales.
Ainsi, l'omniprésente petite voix intérieure qui, dans la savante alchimie
Proposée au fil du possible et de l'imaginaire, dira les moments essentiels
Mer de la tranquillité sous la lune aptes à peupler le jardin de nos délices.

Acceptons-en la simple évidence: cette loi-là est incontournable
Qui donne libre cours à l'enluminure de nos émerveillements
Pour forcer l'amplitude jusqu'à atteindre le point d’équilibre,
Pour s'éprouver enfin en état d'épanouissement. Quand même.

P. MILIQUE

14/06/2016

DANS L'ESPOIR ENTREVU

au magma présent de l'écriture

 

DANS L'ESPOIR ENTREVU



Une pensée court sur le fil de l'incertain...

Une musique irréfutable rassemble en une boucle
Des mots isolés qui ne peuvent qu'être ensembles,
Emplis du miel exclusif des aurores consentantes,
Comme savent l'être les vagues brillantes des yeux
Lorsqu'ils ourlent de réponse les moments de vide.

Alors, je courbe les rêves presque invisibles de nous
Pour n'en faire qu'un, affranchi du poison du vrai,
Le laissant aborder à l'esquisse de l'espoir entrevu.


P. MILIQUE

12/03/2016

IDÉAL GAUCHISTE

au magma présent de l'écriture,

 

IDÉAL GAUCHISTE



Il semblait avoir mis beaucoup d'espoirs, espoirs sensés s'il en est, dans une nouvelle équipe dirigeante, soit-disant de gauche et représentante d'un groupe historiquement attaché à mettre la culture au service du peuple.
Il n'en est apparemment rien et c'est bien déplorable.
Pire même, détestable, dans la mesure où l'on pourrait se surprendre à les détester eux aussi.

Mais aussi, faisons-nous bien de les croire plus purs, moins nauséabonds que les autres sous l'anodin prétexte que par simple respect pour leur atavisme personnel, ils ne devraient pas l'être?
A défaut de simplement l'admettre, le quotidien de leurs comportements se charge de nous le rappeler chaque fois un peu plus.

C'est un fait: il y a les idées de Gauche et celles de Droite. Elles sont et doivent, c'est bien le moindre, demeurer exactement dissemblables.
Je réfute absolument le droit à une idée de Gauche d'enfiler le costume d'une idée de Droite sous quelque prétexte plus ou moins fallacieux que ce soit.
Pour la rendre plus accessible ou moins spontanément agaçante envers la couleur politique locale du moment?
Quand tu te sais propre, quel intérêt y aurait-il à enfiler un habit souillé?

L'idéal de Gauche garde sa pureté originelle tant qu'il ne parle que d’humanité!
En revanche, il la perd dès qu'il parle de politique.
La politique politicienne véhicule des raisons glauques.
Elles ne sont pas les nôtres. Elles ne le seront jamais.
Jamais!


P. MILIQUE

13/01/2016

PARABOLES

au magma présent de l'écriture,

 

PARABOLES



Le cœur du temps qui passe a cessé de scandé
Le rythme de tes pas dans mon cerveau malade
Faisant jaillir le délire au milieu de mes rêves
Comme si cette nuit-là, tu te lovais à mes côtés.

Un enfant qui sommeille et ne veut pas mourir
Un homme qui s'éveille au matin plein d'espoir
Et la folie surprise qui peu à peu écorche le cœur
Comme si soudain l'avide camarde me réclamait.

Une âme qui s'adresse à toi et te fait comprendre
Que désormais plus rien ne pourra plus s'évader
Mais tu admets que la pointe de cette arme rougie
Restera là toujours, fixée à l'aplomb de ton cœur.

Tu crois avoir raison, mais tu sais au fond de toi
Qu'un jour tu deviendras ce qu'ils sont devenus
Alors tu ne connais plus la peur et tu romps le fil.
Ariane et son amour ardent ne sont plus de tes rêves.



P. MILIQUE

04/12/2015

NAUFRAGE DE LA RÉALITÉ 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

NAUFRAGE DE LA RÉALITÉ

2

Grâce à cet inespéré-là, l'espoir ne m'abandonne pas,
Faisant de moi un être ni désespéré, ni subordonné.
Et même si nos existences sont désertées par l'imprévu,
Je ne peux que garder le sentiment d'une liberté sauvage
Attisée par les flammes de ses attirances préférentielles.
Mais je sais pouvoir m'affranchir de tout le fatras
Des nombreuses théories fumeuses qui m'habitent.

Il en est ainsi, et il ne saurait en être différemment,
Tant mes immuables et actives contorsions mentales
Engendrent une profusion de conceptions divergentes.
Et dans ce vaste espace d'incertitude, se développent
Sans discontinuer une foule de paradoxes ambigus
Nourris d'impuissances existentielles et pathétiques.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

21/11/2015

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ 4

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ

4

C'est un des plus puissants paradoxe de l'identité que de masquer, jusqu'à la réfuter, l'altération vitale. Faute de pouvoir suspendre le temps, elle se compare à elle-même dans l'espoir béat de s'affirmer inchangée, quitte à déposer un utile masque de fortune sur l'état intermédiaire décrété par les ravages d'une temporalité aussi désaccordée que la mélodie grinçante d'un sablier.

Prenons garde cependant à ne pas nous considérer que sous l'aspect de l'éternel et de sa seule loi. A ne pas, non plus, nous vanter exagérément d'une identité pérenne en bombant le torse! Outre que cela serait parfaitement stupide, ce serait également très abusif et presque mensonger.

(A SUIVRE)

 

P. MILIQUE