Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/05/2013

POUR DES RAISONS PERSONNELLES

DETESTER.jpg

 

POUR  DES  RAISONS  PERSONNELLES

 

Pour des raisons personnelles,

Je n'aime pas cet homme,

Son avarice de sentiment, ses petitesses,

Sa rancœur, ses rancunes, son autorité possessive,

Sa manière de traiter ceux qu'il appelle ses amis.

 

Pour des raisons personnelles,

Je n'aime pas cet homme,

Jamais sincère et le plus souvent ingrat,

Aspirations inconciliables parce que malsaines

Qui me font, par bonheur, étranger à son monde nauséabond.

 

Pour des raisons personnelles,

Je n'aime pas cet homme,

Et je crois bien qu'il est de finalité affichée

Que chacun déteste l'autre pour ce qu'il est,

Probablement parce que mépriser un peu est agréable.

 

Pour des raisons personnelles,

Je n'aime pas cet homme,

Et je n'aurais pas goûté être ami avec lui,

Trop insupportable de morgue suffisante.

Il serait salutaire que l'existence même

De cet individu s'évapore promptement,

Afin qu'il ne reste rien de lui... ou si peu!

 

Ne soyez pas inquiet de cette brutale radicalité,

Car reprendront vite le dessus son exhibitionnisme,

Sa bouffonnerie galopante et sa mythomanie éventée.

 

Pour des raisons personnelles,

Je déteste abhorrer cet homme.

 

P.  MILIQUE

27/05/2013

PAUL CELAN : "FIGURE DOUBLE" "LOINTAINS" "GREFFE SUR L'OEIL"

 

PAUL CELAN

"FIGURE DOUBLE"

Lu par Alain LENGLET

"LOINTAINS"

Lu par Julie SICARD

"GREFFE SUR L'OEIL"

Lu par Stéphane VARUPENNE

Poèmes extraits du recueil De Seuil en seuil (éditions Poésie Gallimard, traduction : Jean-Pierre Lefebvre)


Paul Celan est né le 23 novembre 1920. Ce poète et traducteur roumain de langue allemande, juif de Galicie, est un des plus grands poètes allemands du XXe siècle. Il a composé une oeuvre riche et complexe, orchestrée autour de la sonorité d'une langue qu'il maltraite, et ciselée dans la conscience d'écrire après l'extermination des juifs d'Europe. Il est mort en 1970 à Paris.

Un choix composé dans son recueil De Seuil en Seuil, paru en 1955 en Allemagne, et dans la traduction française de Jean-Pierre Lefebvre en 1998 parue chez Poésie Gallimard.


Prise de son : Pierre Minne

Montage : Sylvain Dangoise

Assistante à la réalisation : Delphine Lemer

Réalisation : Myron Meerson

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 27/05/2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

27/05/2013

L’ORFÈVRE DÉSENCHANTÉ

au magma present de l'ecriture,

 

L’ORFÈVRE  DÉSENCHANTÉ 

 

Un avaleur de mots ce jongleur poète?

 

Non! Plutôt un passeur patient et inspiré,

Un joaillier expert dans l'art de l'offrande

De ces pierres précieuses devenues collier.

 

Et le voilà visionnaire désabusé, déjà confronté

A la perte précoce de ses illusions gorgées d'ivresse.

 

P. MILIQUE

26/05/2013

ROBERTO BOLANO : " NI CRU NI CUIT "

 

 ROBERTO BOLANO 

" NI CRU NI CUIT "

Lu par  Cécile Brune

 

Poème issu du recueil Les Chiens Romantiques

© The Estate of Roberto Bolaño, 2006 All rights reserved

 

© Christian Bourgois éditeur, 2012, pour la traduction française

 

Poème traduit par Robert AMUTIO.

 

 

Quelques années après sa mort survenue en 2000 et une vie d’errance en Amérique et en Europe, l’écrivain chilien Roberto Bolaño devint mondialement célèbre. Dans ses romans, en particulier dans Les Détectives sauvages, les poètes forment une foule de personnages à la fois fatalistes et révoltés, vagabondant sur la planète avec tendresse et dégoût. Roberto Bolaño qui écrivit si peu de poèmes et tant de pages de romans, s’est toujours voulu lui-même avant tout un poète. Son œuvre poétique n’est pas abondante, mais elle est au centre de sa mythologie et de son univers.

 

 

Poèmes choisis par Philippe Garnier

 

Prise de son, montage : Claude Niort, Pierre Henry

 

Réalisation : Anne-Pascale Desvignes

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 8/01/2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

8/01/2013

TERREAU POÉTIQUE

au magma present de l'ecriture,jimi hendrix,patrick milique,labourer,

 

TERREAU POÉTIQUE

 

Aux séquences brèves d'une vie fragmentée

Par la brisure et le sentiment d'étrangeté,

Par-delà l'irréparable de la perte

Pressentie à l'écho troublant

D'une violente douleur mélancolique,

Il interroge les phrases toujours plus exigeantes,

Pour choisir au plus beau l'esthétique du bon mot

Dans le terreau poétique fécond qui fertilise une écriture

Inlassablement labourée par le soc fouilleur

Qui éclaire aux yeux de tous le soudain de son parcours.

 

P. MILIQUE

25/05/2013

VALERIE ROUZEAU, " DIRE FACON MARABOUT...”

 

VALERIE ROUZEAU

" DIRE FACON MARABOUT...”

Suivi de

 

“JE ME SOUVIENS...”


 

Lus par Suliane BRAHIM et Emilie PREVOSTEAU


Poèmes extraits du recueil Vrouz, publié à la Table ronde (mars 2012)


 

Née en 1967, Valérie Rouzeau est poète, traductrice, entre autres de Sylvia Plath et Williams Carlos Williams. Elle a publié des recueils de poésie Pas Revoir en 1999, Va où en 2002, entre autres ; des essais, par exemple sur Sylvia Plath... Avec Vrouz , elle tente le sonnet pour dessiner des autorportraits.

 

Réalisation : Marguerite Gateau

Prise de son : Olivier Dupré

Montage : Aveline Carmoi

Assistante à la réalisation : Marie Plaçais

Choix des poèmes : Laurence Courtois

24/05/2013

VALERIE ROUZEAU, " LES FUMEURS MEURENT...”

 

VALERIE ROUZEAU

" LES FUMEURS MEURENT...”

Suivi de

 

“ PENDANT QUE JE SONNE...”

 

 LUS PAR

CLOTILDE DE BAYSER ET JULIE SICARD

Poèmes extraits du recueil Vrouz, publié à la Table ronde (mars 2012)


Née en 1967, Valérie Rouzeau est poète, traductrice, entre autres de Sylvia Plath et Williams Carlos Williams. Elle a publié des recueils de poésie Pas Revoir en 1999, Va où en 2002, entre autres ; des essais, par exemple sur Sylvia Plath... Avec Vrouz , elle tente le sonnet pour dessiner des autorportraits.

 

 

Réalisation : Marguerite Gateau

Prise de son : Olivier Dupré

Montage : Aveline Carmoi

Assistante à la réalisation : Marie Plaçais

Choix des poèmes : Laurence Courtois

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : HOMMAGE A GEORGES MOUSTAKI

 

 

CHRONIQUE DE

PHILIPPE MEYER

HOMMAGE A

GEORGES MOUSTAKI

LA PARISIENNE LIBEREE : "LE SPECTRE DU REMANIEMENT"

 

LA PARISIENNE LIBEREE 

"LE SPECTRE DU REMANIEMENT"

Paroles et musique : la Parisienne Libérée


Il règne dans le Palais une étrange atmosphère
Quand vient l’obscurité, il y a comme un courant d’air
Un souffle inexpliqué, un vent extraordinaire
Une présence singulière

On raconte au Château qu’à certaines saisons
On voit sur les photos une drôle d’apparition
Une forme insolite, une créature sans nom
Qui flotte au-dessus du perron

Il paraît qu’il est là, errant dans les couloirs
Fuyant dans l’escalier, revenant dans un miroir
Il paraît qu’il est là, fidèle et obsédant
Le spectre du remaniement (bis)

Les soirs de grande lune personne n’est à l’abri
Une bougie s’allume puis s’éteint dans la nuit
Les soirs de forte brume on en voit qui supplient
La clémence des tapisseries

Les ministres prudents sur la pointe des pieds
Près du monstre dormant, passent sans respirer
Mais on entend pourtant, à la nuit tombée
Grincer les lattes du parquet

Il paraît qu’il est là, errant dans les couloirs
Fuyant dans l’escalier, revenant dans un miroir
Il paraît qu’il est là, fidèle et obsédant
Le spectre du remaniement (bis)

Ce soir la lune est pleine, ce sera bientôt l’heure
Il y a comme un bruit de chaînes et tout le monde a peur…
Un mystérieux phénomène au salon des portraits :
Une peinture s’est animée

Les lustres sans raison se sont mis à trembler
Comme saisis d’un frisson, une porte a claqué
Tout là-haut sous les toits, sans doute à la lingerie
Quelqu’un a entendu des cris

Les tables bizarrement ont tendance à tourner
Dès que le président parle de remanier
Un ministre sortant devenu feu follet
Revient pour hanter l’Élysée (bis)

Il paraît qu’il est là, errant dans les couloirs
Fuyant dans l’escalier, revenant dans un miroir
Il paraît qu’il est là, fidèle et obsédant
Le spectre du remaniement

Il paraît qu’il est là…
Planqué dans le Baccarat !
Il paraît qu’il attend…
Caché sous un drap blanc !

SCULPTEUR DE MOTS

au magma present de l'ecriture,sculpteur,motiver,

 

SCULPTEUR DE MOTS

 

Il aime à se prétendre viking en acier trempé,

Alors que chacun le sait meurtri de bleus à l'âme...

 

Pour s'expurger de cette flagrance, il tente une écriture

Qui se tient tapie en germe dans l'urgence proposée

Et convoque, de sa lame effilée, des reflets d'inquiétude.

 

Confronté à des situations rapidement délicates,

Il s'applique à effectuer sur le texte un travail obsessionnel,

A le peaufiner encore, soupesant jusqu'à la dernière virgule,

Tâchant d'identifier enfin la portée de ces armes invisibles,

Qui constituent la tonalité intrinsèque des mots,

Et de cette autre, soulignée d'incertains silences,

Avec un peu plus de folie et davantage d'audace.

 

Puis il résume son rapport presque permanent au monde

En empruntant le chemin de halage d'une rare intensité

Qui accueille les pas de la silhouette qu'il aimerait devenir:

Ombre portée d'un sculpteur passionné de la langue et des mots.

 

P. MILIQUE