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11/09/2015

FLAMBOIEMENT INDULGENT

au magma présent de l'écriture,

 

FLAMBOIEMENT INDULGENT



Pur émerveillement d'émotion poétique
Dans cette touchante accalmie advenue.

Au sortir d'une vertigineuse plongée vers l'inconnu
Une petite lumière s'ébauche de ce labyrinthe obscur.

Apparaît alors comme une sensation rassurante
Dans le cours précis d'une présence incandescente,
Sauvage et furieuse comme un torrent de montagne,
Brûlante et déshydratée comme le sirocco du désert,
Qui sait faire rayonner chaque flamme d'espérance
Jusqu'au flamboiement indulgent de leur objectivité.

P. MILIQUE

29/01/2015

ULTIME DÉPART 1

au magma présent de l'écriture,

 

ULTIME DÉPART

1

Rien de plus essentiel dans son aujourd'hui
Que la disparition de son Père. Départ ultime.

«Il faut bien mourir un jour»
Admet l'Homme face au destin.
Affligeante platitude. Banalité proférée.
Et puis aussi, lourde obscénité déplacée.
Angoisse sourde. Mort par arrêt de la vie.
Torrent de larmes anesthésiant la perte.
Mensonge répété depuis toujours consistant
A faire croire que l'on sait formuler la mort.

Nous avons beau faire comme si elle n'existait pas
Et laisser s'installer cette illusion en continuant,
Lorsque la mort nous saute ainsi à la figure,
A mener une vie couverte d'épais artifices,
Que ce soit sous la forme d'une maladie grave
Invalidant un proche ou annulant l'être aimé,
Les coups de boutoir de l'existence nous obligent,
Un jour, à laisser de côté notre pâle insouciance,
Nos petites lâchetés et nos esquives continuelles.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

30/10/2014

FINALEMENT MORTEL 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

FINALEMENT MORTEL

2


On la voit souvent s'égarer dans ses pensées,
Traversée de douce mélancolie, de désespoirs feutrés,
Et se consumer avec une saisissante dignité, aux aguets
De cette absence têtue qui éloigne la vie des vivants.

De son affection pour l'humble perle une larme furtive
Qui projette au plus profond du cœur la tristesse infinie
De cette déjà longue vie passée, soudain si brève,
Faisant de la mort à venir la compagne de chaque aube.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

20/10/2014

AU SAVOIR DE SES BRISURES 1

au magma présent de l'écriture,

 

AU SAVOIR DE SES BRISURES

1

C'est une perte de l'esprit d'appartenance
A une quelconque communauté humaine.

Il vit dans des conditions de dénuements inouïs
Dont l'enchevêtrement est une succession logique
D'événements à l'implacable force d'intimidation.

Sous la sombre menace, la question reste posée
Qui fait place au sentiment irrémédiable de la perte.
Sa conscience assombrie multiplie les provocations,
Arme invincible en son être profondément tragique.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

21/09/2014

LE RIRE AU CŒUR

au magma présent de l'écriture,

 

LE RIRE AU CŒUR



On a beau battre les cartes, les retourner en tous sens
Et contempler toutes les improbables boules de cristal,
Dans ce monde hirsute il apparaîtra toujours marginal
D'imaginer l'horizon seulement coloré de pessimisme.

La perte de chaque instant vécu aux armes qui agonisent
Investit le chant tragique d'une marque indélébile
Qui ne laisse jamais de répit que de courte durée.

A constater combien nous bâtissons aujourd'hui
Les conditions de notre propre disparition,
Se mute dans la permanence le désespoir lassé
En goût acharné à ne plus être au demain ébloui.

Il lui est inutile de se laisser aller à redouter davantage
Le moment proche ou plus aucun ciel ne sera visible
Car il sait qu'a l'instant d'exécuter son apothéose,
Il trouvera la force d'y succomber le rire au cœur.

P. MILIQUE

15/09/2014

CORPS A CORPS QUOTIDIEN

au magma présent de l'écriture,

 

CORPS A CORPS QUOTIDIEN

La bonne santé est une pure grâce offerte par la vie
Qui retarde l'inéluctable d'une issue vers le rien,
En déclarant illicite le corps à corps quotidien
Avec l'usuel des manques, des pertes et des ratages,
Et celui des spasmes de douleurs infinies répétés
Aux marges accueillantes d'un abîme insoluble.

Pourquoi cesserait-on de ressasser la valeur magique
D'une existence dont le contenu est dans le contenant
Accompagné de potentielles rencontres et d'aventures
Dont l'extraordinaire exalte d'emblée la vie présente?

Pulsations, houle tumultueuse striée de silences apaisants,
Mélodie tournoyante propre à désarçonner l'évidence.
Derrière les coulisses mouvante de la réalité supposée,
Le monde affiche des rêves tendus de subtiles alchimies.

Parvenir à conjuguer le multiple pour obtenir l'unité,
C'est permettre à l'osmose de prendre tout son sens
En offrant d'inhabituelles pensées joliment actives,
Plate-forme soudaine proposée aux bonheurs imprévus.

P. MILIQUE

10/09/2014

EN MÈCHES DE SOUVENIRS 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

EN MÈCHES DE SOUVENIRS

2

Je me souviens de ces enivrantes senteurs de l'été,
Les teintes changeantes à l'horizon sans fin de la plaine,
Les frondaisons des arbres ployés au souffle du vent léger
Et les bains dans le fleuve ponctués de nos rires démesurés.


Tout, avec une belle complicité, exaltait un même idéal.
Nous nous prélassions avec langueur dans l'incandescence
Obtenue de manière aussi coruscante que vertigineuse,
Sa beauté fragile irriguait tout de sensualité paradisiaque.
Visage rayonnant, jolie moue lascive et formes désirables.
Puis, perte d'innocence dans un passage à l'acte fantasmé.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

16/02/2014

CHRISTOPHE BRAULT -- CYRANO MUET: LA VOIX ROYALE DU COMÉDIEN

 

CHRISTOPHE BRAULT

CYRANO MUET
LA VOIX ROYALE DU COMÉDIEN

(3’57’’)
« VOUS AVEZ MAL AU PREMIER ACTE? »

 

Formé au Conservatoire, Christophe Brault a joué de grands rôles : Hamlet, Othello et Cyrano de Bergerac lors d'une tournée marathon. Tous les interprètes ont eu des soucis avec le plus long rôle du répertoire français. Christophe Brault a tenu 120 représentations avant d'y laisser sa voix. Témoignage de notre comédien fétiche sur la perte de son bel outil.
Christophe Brault joue plein de rôles dans toutes les fictions d'ARTE Radio, du "Bocal" à "Comme un pied" en passant par "le Vaisseau spécial". En 2014 il est à l'affiche du "Canard sauvage" (Ibsen/Braunschweig) en février à la Colline, et de "Love and Money" en mars au théâtre du Rond-point.
En bonne voix : sept comédien(ne)s parlent de leur outil de travail.

Enregistrement : juillet 13
Mise en ondes & mix : Samuel Hirsch
Réalisation : Delphine Saltel

14/11/2013

AFFICHER AUX DÉRIVES

dérive.jpg

 

 

AFFICHER AUX DÉRIVES

 

Ce sont autant de lignes de fuite qui disent la confusion

A tisser, à l'ourlet de nos yeux l’écheveau sensible

D'ombres fantomatiques et entêtées,

Figées au sublime d'une perte anticipée.

 

Vie-violence comme happée par une spirale

Qui brouille toute frontière entre le bien et le mal,

Dans l'exploration sombre d'une folie

Prise dans la brume opaque de l'oubli relatif.

 

Mieux saisir enfin la complexité des pulsions

Pour afficher aux dérives de nous-mêmes

Combien est outrancière l'absurdité de l'énigme !...

 

P. MILIQUE

05/10/2013

LE RIRE AU CŒUR

au magma present de l'ecriture

 

LE  RIRE  AU  CŒUR

 

On a beau battre les cartes, les retourner en tous sens

Et contempler toues les improbables boules de cristal,

Dans ce monde hirsute il apparaît plus que marginal

D'imaginer l'horizon comme peint aux couleurs pessimistes.

 

La perte de chaque instant  vécu aux heures qui agonisent

Investit le chant tragique d'une marque inaltérable

Qui ne laisse d'autre répit que de courte durée.

 

A constater combien nous bâtissons aujourd'hui

Les conditions de notre propre disparition,

Se mure dans la permanence le désespoir lassé

En goût acharné à ne plus être au demain ébloui. 

 

Il est inutile de se laisser aller à redouter

Le moment à venir ou plus aucun ciel ne sera visible

Car il sait qu'au moment d'exécuter ce qui sera son apothéose,

Il aura la force d'y succomber dans l'apaisé d'un rire au cœur.

 

P.  MILIQUE

26/05/2013

TERREAU POÉTIQUE

au magma present de l'ecriture,jimi hendrix,patrick milique,labourer,

 

TERREAU POÉTIQUE

 

Aux séquences brèves d'une vie fragmentée

Par la brisure et le sentiment d'étrangeté,

Par-delà l'irréparable de la perte

Pressentie à l'écho troublant

D'une violente douleur mélancolique,

Il interroge les phrases toujours plus exigeantes,

Pour choisir au plus beau l'esthétique du bon mot

Dans le terreau poétique fécond qui fertilise une écriture

Inlassablement labourée par le soc fouilleur

Qui éclaire aux yeux de tous le soudain de son parcours.

 

P. MILIQUE

15/03/2013

LE RIRE AU COEUR

BATTRE LES CARTES.jpeg

 

LE RIRE AU COEUR

 

On a beau battre les cartes, les retourner en tous sens

Et contempler toues les improbables boules de cristal,

Dans ce monde hirsute il apparaît marginal

D'imaginer l'horizon comme coloré de pessimisme.

 

La perte de chaque instant vécu aux armes qui agonisent

Investit le chant tragique d'une marque inaltérable

Qui ne laisse de répit que de courte durée.

 

A constater combien nous bâtissons aujourd'hui

Les conditions de notre propre disparition,

Se mure dans la permanence le désespoir lassé

En goût acharné à ne plus être au demain ébloui.

 

Il est inutile de se laisser aller à redouter

Le moment proche ou plus aucun ciel ne sera visible

Car il sait qu'au moment d'exécuter ce qui sera son apothéose,

Il aura la force d'y succomber le rire au cœur.

 

P. MILIQUE