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21/05/2013

LA VIE CONSENTIE

UNIVERS TOURMENTE.jpg

 

LA VIE CONSENTIE

 

Hallucinante élasticité

De notre univers intime tourmenté,

Et impressionnante capacité

D'adaptation aux pires cauchemars.

 

Là se situe la composante essentielle

Du consentement naturel à la vie

Sans lequel nous serions confrontés

A la perte irrémédiable de nos illusions.

 

P.  MILIQUE

20/05/2013

PAUL CELAN, " FRONCEE DE NUIT"

 

PAUL CELAN

" FRONCEE DE NUIT"

Lu par Yves GASC

 

Paul Celan est né le 23 novembre 1920. Ce poète et traducteur roumain de langue allemande, juif de Galicie, est un des plus grands poètes allemands du XXe siècle. Il a composé une oeuvre riche et complexe, orchestrée autour de la sonorité d'une langue qu'il maltraite, et ciselée dans la conscience d'écrire après l'extermination des juifs d'Europe. Il est mort en 1970 à Paris.

 

Cette semaine, un choix composé dans son recueil De Seuil en Seuil, paru en 1955 en Allemagne, et dans la traduction française de Jean-Pierre Lefebvre en 1998 parue chez Poésie Gallimard.

 

Prise de son : Pierre Minne

Montage : Sylvain Dangoise

Assistante à la réalisation : Delphine Lemer

Réalisation : Myron Meerson

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 20.05.2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

20.05.2013

19/05/2013

PAUL CELAN, " DEVANT UNE BOUGIE"

 

PAUL CELAN

" DEVANT UNE BOUGIE"

Lu par Alexandre Pavloff

 

Paul Celan est né le 23 novembre 1920. Ce poète et traducteur roumain de langue allemande, juif de Galicie, est un des plus grands poètes allemands du XXe siècle. Il a composé une oeuvre riche et complexe, orchestrée autour de la sonorité d'une langue qu'il maltraite, et ciselée dans la conscience d'écrire après l'extermination des juifs d'Europe. Il est mort en 1970 à Paris.

 

 

Cette semaine, un choix composé dans son recueil De Seuil en Seuil, paru en 1955 en Allemagne, et dans la traduction française de Jean-Pierre Lefebvre en 1998 parue chez Poésie Gallimard.

 

Prise de son : Pierre Minne

 

Montage : Sylvain Dangoise

 

Assistante à la réalisation : Delphine Lemer

 

Réalisation : Myron Meerson

LA PARISIENNE LIBEREE : "VOTEZ POUR MOI"

 

LA PARISIENNE LIBEREE 

"VOTEZ POUR MOI"
Paroles et musique : la Parisienne Libérée


C’est pas marrant d’être sur le sofa
Juste à côté d’un candidat
A l’heure des vœux dans un salon
C’est fou comme le temps paraît long

 

[citation H. Morin]
« Nous vivons une période de forte instabilité où la France à chaque instant se demande si elle ne va pas basculer dans les plus grandes difficultés, où demain peut être encore plus difficile qu’aujourd’hui »

 

[citation N. Sarkozy]
« Vous pouvez être sûrs que j’assumerai jusqu’au bout et en totalité les lourdes responsabilités que vous m’avez confiées et que je n’aurai de cesse d’agir au nom de l’intérêt général »

 

Vous ne l’aimez pas, il vous le rend bien
En attendant c’est lui le souverain
Et il compte bien en profiter
Jusqu’à l’extrême extrémité

 

[citation M. Le Pen]
« Là où je suis en France des circonstances un peu particulières m’obligent à m’adresser à vous sans image »

 

[citation J.-M. Le Pen]
« Je viens vous présenter mes vœux de bonne et heureuse année 2012 »

 

Je vous souhaite à tous de bonnes lunettes
Et une présidence plus honnête
Je vous souhaite d’aimer votre pays
Autant que ceux qui l’ont choisi

 

[citation E. Joly]
« En 2012 vous pouvez changer de vision. En 2012 avec votre bulletin de vote vous pouvez changer la France »

 

Dans un décor à son image
Le grand favori des sondages
Arborant une cravate bleue
Nous gratifie de ses bons vœux

[citation F. Hollande]
« Je comprends les inquiétudes, j’entends les colères, je perçois les défiances, je vois les doutes, mais je connais aussi les attentes »

 

Si comme tu le dis c’est mon tour
De faire un vœu, il sera court :
J’aimerais vraiment, cher candidat
Avoir le même bureau que toi

 

Je veux pas vous miner le moral
Mais les choses vont de plus en plus mal
Si je vous souhaite la bonne année
Ce n’est qu’une façon de parler

 

[citation F. Bayrou]
« Le chômage, le pouvoir d’achat, le déficit, la dette, les difficultés de chacun, il m’a semblé que c’était trop sombre et trop noir, et je propose qu’on zappe cette première partie »

 

C’est bien beau de souhaiter la santé
Il faut encore pouvoir se soigner
Maintenant c’est tout le pays
Qui a besoin d’une thérapie

[citation C. Lepage]
« La santé, elle est nécessaire pour un individu, comme elle est nécessaire pour un pays. Mes voeux vont tout l’abord a ce que nous les français allions mieux »

 

Pour donner à cette élection
Sa nécessaire élévation
Je souhaite à tous les électeurs
Une présidence à la hauteur

 

[citation D. de Villepin]
« Du courage, nous en aurons besoin pour que la France soit à la hauteur de sa mission dans le monde »

Je vais vous le redire en quelques mots
Et sans tourner autour du pot
En 2012 faites le bon choix
En 2012 votez pour moi !

LA NUIT

NUIT.jpg

 

LA NUIT

 

La nuit est ce moment propice

Où rien n'est impossible.

 

Elle sait être source d'exaltation potentielle

Et temporalité surprenante au regard des ressources infinies

Que chacun est en mesure de déceler tapies en soi.

Une raison à cela: elles étaient en partie masquées

Par les vitupérations trépidantes et antagonistes du jour.

 

La nuit est aussi le berceau où la souffrance ronge.

Elle est ce moment d'essentiel si singulier

Qu'il ne peut se partager qu'avec l'Autre présent.

Et cet Autre, en accédant au privilège de cet échange

Ne peut se reconnaître que comme unique semblable.

 
 

La nuit est ce moment propice

Où rien n'est impossible

Lorsqu'elle propose ce qui soumet

Aux caprices bâtisseurs de la vie intérieure.

 

P.  MILIQUE

18/05/2013

ROBERTO JUARROZ "POESIE VERTICALE" ---- " NOUS SOMMES EN FILE… "


ROBERTO JUARROZ


POESIE VERTICALE

" NOUS SOMMES EN FILE… "

Lu par Chistian BLANC


 

Extraits de Poésie Verticale, Fayard, 1989

Traduit de l'espagnol par Roger MUNIER

 

« Chaque poème de Roberto Juarroz, écrit Octavio Paz, est une surprenante cristallisation verbale : le langage réduit à une goutte de lumière ». Sous ce seul titre de « Poésie verticale », Juarroz, qui naquit en Argentine en 1925 et y mourut soixante-dix ans plus tard, a rangé la quasi-totalité de son œuvre poétique. Dans une langue intimement décantée, mais ô combien corporelle et sous haute tension, Juarroz  explore ce qui ne se laisse pas explorer : l’incertitude d’exister, l’étrangeté de toute réalité et le vide inhérent au métier de vivre.

Philippe GARNIER

 

Extraits choisis par Philippe GARNIER

Prise de son, montage : Julien DOUMENC et Pierre HENRY

Réalisation : Michel SIDOROFF

Assistante à la réalisation : Laure-Hélène PLANCHET

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 17.12.2012

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

17.12.2012

UNE SI BELLE INCONNUE 17

BELLE INCONNUE.jpeg

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



UNE SI BELLE INCONNUE

17


 

Mais cette fulgurante utopie ne m'a pas tout pris. Elle m'a donné aussi. Elle m'a offert l'exception de quelques instants d'amour artificiel arrachés à l'ordalie du temps. Et puis, elle m'a éveillé à cette désormais indépassable certitude : On ne doit jamais s'autoriser à tomber amoureux d'une si belle créature qui dort, toute proche, dans un train anonyme en route pour nulle part.

(FIN)

 

P. MILIQUE

17/05/2013

ROBERTO JUARROZ "POESIE VERTICALE" ---- " IL EST DES MESSAGES DONT LE DESTIN EST LA PERTE..."

 

ROBERTO JUARROZ

  "POESIE VERTICALE"

" IL EST DES MESSAGES DONT LE DESTIN EST LA PERTE..."

Lu par Coraly ZAHONERO

 

suivi de

 

« PEUT-ÊTRE RESTERONS-NOUS FIXES SUR UNE PENSEE »

 

Lu par Clément HERVIEU-LEGER

 

Extraits de Poésie Verticale, Fayard, 1989

Traduit de l'espagnol par Roger MUNIER

 

« Chaque poème de Roberto Juarroz, écrit Octavio Paz, est une surprenante cristallisation verbale : le langage réduit à une goutte de lumière ». Sous ce seul titre de « Poésie verticale », Juarroz, qui naquit en Argentine en 1925 et y mourut soixante-dix ans plus tard, a rangé la quasi-totalité de son œuvre poétique. Dans une langue intimement décantée, mais ô combien corporelle et sous haute tension, Juarroz  explore ce qui ne se laisse pas explorer : l’incertitude d’exister, l’étrangeté de toute réalité et le vide inhérent au métier de vivre.

Philippe GARNIER

 

Extraits choisis par Philippe GARNIER

Prise de son, montage : Julien DOUMENC et Pierre HENRY

Réalisation : Michel SIDOROFF

Assistante à la réalisation : Laure-Hélène PLANCHET

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 17.05.2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER :

17.05.2013

UNE SI BELLE INCONNUE 16

BELLE INCONNUE.jpeg

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



UNE SI BELLE INCONNUE

16



Ce furent là les dernières paroles qui franchir le barrage de ses lèvres devenu dès lors hermétique. Elle s'enferma dans un mutisme infiniment douloureux pour moi. Le regard qu'elle portait maintenant sur moi se faisait sans complaisance, morgue. A vrai dire, il n'affichait plus que de l'indifférence, du dédain presque. L'affaire était entendue. La rupture devait être consommée. Je resterai donc pour toujours le protagoniste exalté et solitaire d'une histoire d'amour impossible. Brûlé vif par une sensation d'inachevé marquée au fer rouge. Qu'il est dur d'avoir à se confronter au rêve écroulé d'un amour à peine naissant et déjà dévasté. Parce que, bien sûr, il ne s'agissait que d'un songe, n'est-ce pas, n'est-il pas ? Qu'aurait-ce raisonnablement pu être d'autre ? Je suis si laid et elle était tellement belle!

(A SUIVRE...)


P. MILIQUE