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19/06/2013

POEMES MIS EN CHANSON: "SOLDE" de LEON-GONTRAN DAMAS"

 

POEMES MIS EN CHANSON:

"SOLDE" 

LEON-GONTRAN DAMAS

Extrait du recueil Pigments publié en 1937

 

 

Tous les poèmes lus par Marie Richeux cette semaine ont été réunis par Sophie Nauleau dans une une anthologie des poètes français mis en chansons ("Je voudrais tant que tu te souviennes. Poèmes mis en chansons de Ruteboeuf à Boris Vian") publié par Poésie Gallimard en avril 2013).

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 19/06/2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

19/06/2013

LA PARISIENNE LIBEREE : "LA BOUEE QUI FAIT COULER"

 

LA PARISIENNE LIBEREE 

"LA BOUEE QUI FAIT COULER"

Paroles et musique : la Parisienne Libérée


[citation de M. Rajoy]

 

Allô allô,
Ici la zone Euro
On dirait que les banques espagnoles
Sont candidates pour le pactole
Combien ? Faut voir…
40 à 100 milliards
Accrochez-vous aux pare-battages
On est en présence d’un naufrage

 

C’est pas un plan de sauvetage
Juste un petit remorquage
Les riches prennent le canot
Les pauvres, eux, prennent l’eau
Pas une aide au pays
Juste une « ligne de crédit »
Un nouveau genre de bouée :
La bouée qui fait couler

 

 

L’Espagne, allô
Il faut faire baisser tes taux
L’étau de tes taux d’intérêt
Doit au plus tôt se desserrer
Pourquoi, comment ?
Au-dessus de six pour cents
D’un coup les rats quittent le navire
Et c’est tout l’Etat qui chavire

 

C’est pas un plan de sauvetage
Juste un petit remorquage
Les riches prennent le canot
Les pauvres, eux, prennent l’eau
Pas une aide au pays
Juste une « ligne de crédit »
Un nouveau genre de bouée :
La bouée qui fait couler

 

Eh, Madrilène
Entends-tu les sirènes ?
Si tu prends ces liquidités
Tu pourras plus les éponger
Seulement te voilà
Devant un drôle de choix
Si tu refuses nos petits cadeaux
Tu peux dire adieu à l’Euro

 

C’est pas un plan de sauvetage
Juste un petit remorquage
Les riches prennent le canot
Les pauvres, eux, prennent l’eau
Pas une aide au pays
Juste une « ligne de crédit »
Un nouveau genre de bouée :
La bouée qui fait couler

 

Allô la chaloupe
Ici l’Eurogroupe
Ta dette publique a explosé
Tes comptes prennent l’eau de tous côtés
Hé ho, toi là-bas
Manœuvre ta TVA
Baisse les salaires, les aides sociales
Et passe la barre à l’Amiral

 

Comme ça les gens seront encore plus dans la misère
Rembourseront encore moins leurs prêts bancaires
Les banques auront à nouveau besoin de liquidités
L’Europe leur fera de nouveaux prêts
Qui aggraveront l’endettement de l’État
Alors le gouvernement augmentera la TVA
Baissera et les aides sociales et les salaires
Comme ça les gens seront encore plus dans la misère
Rembourseront encore moins leurs prêts bancaires
Les banques auront à nouveau besoin de liquidités
L’Europe leur fera de nouveaux prêts
Qui aggraveront l’endettement de l’État
Alors le gouvernement augmentera la TVA
Baissera et les aides sociales et les salaires
Etc.

 

18/06/2013

POEMES MIS EN CHANSON: "ROSAIRE" de FRANCIS JAMMES

 

POEMES MIS EN CHANSON

"ROSAIRE"

de

FRANCIS JAMMES

extrait du recueil Clairières dans le ciel publié en 1906.

 

Georges Brassens a mis en musique et interpété un choix de strophes du poème Rosaire sous le titre « La Prière ».

 

Tous les poèmes lus par Marie Richeux cette semaine ont été réunis par Sophie Nauleau dans une une anthologie des poètes français mis en chansons ("Je voudrais tant que tu te souviennes. Poèmes mis en chansons de Ruteboeuf à Boris Vian") publié par Poésie Gallimard en avril 2013).

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 18/06/2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER

18/06/2013

LA PARISIENNE LIBEREE : "LES GRADINS DE LA DEMOCRATIE"

 

LA PARISIENNE LIBEREE 

"LES GRADINS DE LA DEMOCRATIE"

Paroles et musique : la Parisienne Libérée

 

JJ. Chirac – législatives de 2002
« Il faut avoir une action qui soit confortée par une vraie majorité. »

F. Fillon – législatives de 2007
« Mes chers compatriotes, l’élan est là. Mais il ne peut être concrétisé qu’avec une majorité présidentielle large, cohérente, et bien décidée d’aller de l’avant. »

F. Hollande – législatives 2012
« S’ils veulent ces réformes-là, s’il m’ont choisi, je pense qu’ils auront à cœur d’accorder une majorité large, solide, cohérente, au Président de la République.
– Merci monsieur le Président. Deux images de sport pour terminer avec d’abord un ciel toujours aussi bleu sur le tennis français aujourd’hui à Roland-Garros… »


Où l’on retrouve notre envoyée spéciale
Qui semble littéralement captivée par la finale…

Eh oui quelle pression
Inimaginable
Rien que des champions
Le suspense est intenable
On a beau se maîtriser
Faire des efforts sur soi
On ne peut pas s’empêcher
D’avoir le cœur qui bat

Dans les gradins
De la démocratie
Ça va, ça vient,
Mais tout le monde ici
Est transporté
Par une simple question :
Qui va gagner… les élections ?

On en rêve la nuit
On se réveille en nage
On a bien dormi
Pendant le redécoupage
On n’avait pas prévu
Des circonscriptions
Aussi biscornues
En compétition

Dans les gradins
De la démocratie
Ça va, ça vient,
Mais tout le monde ici
Est transporté
Par une simple question :
Qui va gagner… les élections ?

La balle brune reblondit
Quand les bleus se divisent
L’accord vert se ternit
Le rouge lui, s’électrise
Un problème essentiel
A la une des journaux :
La rose versera-t-elle
Du vin dans son eau ?

Dans les gradins
De la démocratie
On se demande
Parfois aussi :
Le Roi sera-t-il roi ?
Et pourra-t-il régner ?
Aura-t-il sa majorité ?
Absolue ?
Ou Relative ?
Absolue ?
Ou Relative ?

Avec un Président
Si fraîchement élu
Le gouvernement
Ne joue pas en terre battue
Bref, vous l’aurez compris
On dirait que tout arrive
C’est la ferveur ici
Pour les législatives…

[citation J.-M. Ayrault]
« il faut donc donner une majorité au changement »

[le public]
Ouais !!!

VERTIGE ENFLAMME

ABYSSES SPECTRALES.jpg

 

VERTIGE ENFLAMME

 

Abysses spectrales, agonie fiévreuse

Dans le sentiment qui se meurt,

Défait par la violence du refus.

 

En ces abysses n'existerait-il vraiment

Qu'immonde pestilence au cœur muet?

 

Voilà que flottent soudain sens et valeurs

De tout ce qui s'est déjà vu, lu et entendu

Dans agrippé rageur des souvenirs fous.

 

         Voyez l’amertume dans les mots que j'abandonne,

         Mon âme l'a saignée m'imposant la vive douleur,

         La honte, la tristesse et la pluie froide dans le cœur,

         Et le pesant d'un lourd tribut au pardon que je donne.

 

Culpabilité contrainte qui attise le vertige,

Flot exaspéré dans l'infiniment dense qui aspire

L'âme et la chair criblées d'échardes répétées,

Neurones affaiblis, muselés par la morsure vive.

 

Comment se débarrasser de si monstrueuses serres

Que la nuit obstinée entortille de filaments rouges

Et de mensonges éhontés infiltrés dans l'entaille?

 

En ces noirs abysses n'existe assurément

Qu'immonde pestilence au cœur muet,

Tandis que souffrance, désespoir et humiliation

Alimentent un indicible qu'il devient urgent d'écrire.

 

P.  MILIQUE

17/06/2013

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 17/06/2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

17/06/2013

CESAR VALLEJO : "HIVER PENDANT LA BATAILLE DE TERUEL"

 

CESAR VALLEJO 

"HIVER PENDANT LA BATAILLE DE TERUEL"

Lu par Thierry Hancisse


Extrait de Poèmes humains, éditions du Seuil, 2011

Traduit de l’espagnol par François Maspero

Extraits choisis par Philippe Garnier

 

Cesar Vallejo est né à 3000 mètres d’altitude dans les Andes péruviennes en 1892, onzième enfant d’une famille pauvre où se mêlent les sangs espagnol et indien. Il a connu les plantations sucrières et le travail des mines, il a vu de très près l’exploitation qui confine à l’esclavage. Très vite il met le langage sous tension et invente un humanisme violent, sans aucune trace de sentimentalité, parsemé d’images à la force hermétique. Ses premiers recueils le situent d’emblée dans l’avant-garde des années 20. Communiste, fuyant la police péruvienne, il vivra et mourra dans le dénuement à Paris en 1938. Les plus intenses de ses textes ont été écrits pendant la Guerre d’Espagne, dans le recueil Espagne, éloigne de moi ce calice.

 

Prise de son, montage : Julien Doumenc et Pierre Henry

Assistante à la réalisation : Laure-Hélène Planchet

Réalisation : Michel Sidoroff

LA PARISIENNE LIBEREE : "LES CASSEROLES DE MONTREAL"

 

LA PARISIENNE LIBEREE 

"LES CASSEROLES DE MONTREAL"

Paroles et musique : la Parisienne Libérée


Je viens juste de m’endormir
Dans la tiédeur du printemps
Quand soudain j’entends retentir
Du tintamarre dans le vent
Un orchestre métallique
Une batterie de cuisine
Citoyenne et pacifique,
Mais qui joue sans sourdine

 

Les casseroles de Montréal
Font du bruit pour que ça bouge
Quand la loi devient « spéciale »
On est carrément dans le rouge
Les casseroles de Montréal
En ont ras-le-bol du frisé
Qui se prétend libéral
Mais brime les libertés

 

[citation J. Charest]

 

Leadership mon capitaine
Ou bien chefferie narcissique ?
Il contemple d’une mine hautaine
L’expression démocratique
Marches luminosilencieuses
Ou bien pirates et ninjas
Gratuité affectueuse
D’Anarchopanda

 

En face, un flic mâche une gomme

Sur son cheval à visière
Il y a des rangées de bibendums
Qui ne contrôlent plus trop leurs nerfs
22 v’là les néophytes !
Qui bombardent n’importe comment
Et qui poivrent à la va-vite
Presque à bout portant

 

Les casseroles de Montréal
Font du bruit pour que ça bouge
Quand la loi devient « spéciale »
On est carrément dans le rouge
Les casseroles de Montréal
En ont ras-le-bol du frisé
Qui se prétend libéral
Et brime les libertés

 

Manifester contre une loi
Qui interdit de manifester
Ça ne laisse pas vraiment le choix
Au sein de la légalité
Il faudrait protester de chez soi
Et faisant coucou du balcon
Du moment que ça ne gêne pas
La sainte circulation !

 

[citation G. Tremblay]

 

Alors voilà ils s’en calissent
De la loi matraque
Qui laisse face à la police
Un Québec en tabarnak…
Faudrait songer au retrait
Sinon toute la population
Va s’inscrire à la rentrée
En classe de percussion !

Les casseroles de Montréal
Font du bruit pour que ça bouge
Quand la loi devient « spéciale »
On est carrément dans le rouge
Les casseroles de Montréal
En ont ras-le-bol du frisé
Qui se prétend libéral
Et brime les libertés

NOUVELLES PERSPECTIVES

BEAUX YEUX.jpg

 

NOUVELLES PERSPECTIVES

 

A nourrir la trouble détestation de soi-même,

Il devient difficile d'occulter la sensation désagréable

Procurée par l'amoncellement  continu de menaces

Parfois stupéfiantes de laideurs revendiquées.

 

C'est toutefois l’occurrence d'un mélange détonant

Aux effets secondaires par nature insoupçonnés

Et capables de proposer une réconciliation

Avec l'ordre d'un monde tout en convulsions.

 

Voilà que s'offre la touchante beauté de nouvelles perspectives,

Et instaure, imprévisible autorité, de la lumière dans les yeux.

 

P.  MILIQUE

16/06/2013

LEO FERRE: "AVEC LE TEMPS"

 

LEO FERRE

"AVEC LE TEMPS"

Lu par Cécile BRUNE

 

Léo Ferré est né en 1916 à Monaco, mort en juillet 1993 en Italie. Ce poète, chanteur, compositeur, et anarchiste a été l’un des plus prolifiques chanteurs français. Il met en musique de nombreux épisodes de sa vie, intime, contemplative, politique, engagée, qui dessinent avec plus de 40 albums en 46 années d’activité, un personnage attachant, un poète et un musicien populaire

 

Poèmes choisis par Laurence Courtois

Prise de son, montage : Manon Houssin

Assistant à la réalisation : Laure-Hélène Planchet

Réalisation : Juliette Heymann