Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/10/2013

VISCERAL

Tolstoi.jpg

(Manuscrit de Léon Tolstoï)

C'est dire! 

 

VISCERAL

J’ai commencé à écrire
Pour, à défaut de pouvoir le supprimer,
M’expurger de mon monde à moi.

Écrire au-delà de la raison et de la morale
Ce drame de l’irréparable et du resurgi
Aux marges d’un essentiel jamais dit.

P.  MILIQUE

06/10/2013

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER: 19/09/2013

 

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER

19/09/2013

08/09/2013

FRANCE CULTE BON ANNIVERSAIRE FRANCE CULTURE « AVOIR VINGT ANS »

Chère maman, 

 Tu fêtes ces jours-ci tes cinquante ans.
Tu as bonne mine, chère France Culture, avec tes records de podcast.
 2ème radio téléchargée de France, mazette !
Finalement le web n'a pas tué la radio, hein ?
Je te taquine. Je joue le fils ingrat, l'amant délaissé.
 En vérité je t'adore, ma radio bien-aimée.
Je n'écoute que toi et ta grande sœur Inter
(au fait, vous vous ressemblez de plus en plus, tu lui piques ses fringues ? elle a acheté un livre ?).
 J'aime tes infos, sans doute les meilleures du paysage.
J'aime quand tes spécialistes acharnés passent une heure sur un sujet ténu, et nous rendent par là moins péremptoires dans les grands débats.
Quand tu parles de rock tu m'émeus, c'est comme ça que je t'avais séduite en 90.
J'aime moins ta ritournelle du matin, le cercle de la raison et du plat unique.
Ton côté gazette de St-Germain, ronds de serviettes et corruption douce, on prend les mêmes que l'ascenseur renvoie.

 A ARTE on ne connaît pas ça, tu penses bien.
On partage tellement de choses toi et moi, à commencer par la garde des enfants.
Tous ces auteurs qui nous supportent quand elles ont le goût du son.
On partage tant de choses toi et moi que j'oublie à quel point, dans nos moyens comme dans nos buts, on a en réalité strictement

 

FRANCE CULTE
BON ANNIVERSAIRE FRANCE CULTURE
« AVOIR VINGT ANS »

1'43"


Cette année, France Culture fête ses 50 ans. L'âge d'or, l'âge de raison, le plus bel âge ? Demande à la dame.

Enregistrement : 3 septembre 13
Recherches : Emmanuel Michaud
Voix : Noëlle Bosse
Réalisation : Silvain Gire & Samuel Hirsch

01/07/2013

DÉPART DE L'ÎLE DE LA GOMERA (ÎLES CANARIES)

 

(Captation Personnelle)

DÉPART DE

L'ÎLE DE LA GOMERA

(ÎLES CANARIES)

AVEC

FRED OLSEN

MARS 2013

18/05/2013

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 17.12.2012

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

17.12.2012

17/05/2013

UNE SI BELLE INCONNUE 16

BELLE INCONNUE.jpeg

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



UNE SI BELLE INCONNUE

16



Ce furent là les dernières paroles qui franchir le barrage de ses lèvres devenu dès lors hermétique. Elle s'enferma dans un mutisme infiniment douloureux pour moi. Le regard qu'elle portait maintenant sur moi se faisait sans complaisance, morgue. A vrai dire, il n'affichait plus que de l'indifférence, du dédain presque. L'affaire était entendue. La rupture devait être consommée. Je resterai donc pour toujours le protagoniste exalté et solitaire d'une histoire d'amour impossible. Brûlé vif par une sensation d'inachevé marquée au fer rouge. Qu'il est dur d'avoir à se confronter au rêve écroulé d'un amour à peine naissant et déjà dévasté. Parce que, bien sûr, il ne s'agissait que d'un songe, n'est-ce pas, n'est-il pas ? Qu'aurait-ce raisonnablement pu être d'autre ? Je suis si laid et elle était tellement belle!

(A SUIVRE...)


P. MILIQUE




10/05/2013

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 24.01.2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

24.01.2013

02/05/2013

UNE SI BELLE INCONNUE 4

BELLE INCONNUE.jpeg

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



UNE SI BELLE INCONNUE

4



Ainsi les fées existaient-elles vraiment, et j'en avais une preuve vivante là, devant mes yeux, abandonnée face à moi. Pour moi. Rencontre pour le moins improbable, flamboyante déjà. Je tombais en amour d'un premier regard. Le mien. Instantanément épris. De cet amour, véritable alchimie interne, profonde, inexplicable, et finalement peu raisonnable souvent. Il n'empêche qu'elle a exercé d'emblée sur moi une forme de fascination vive qu'à l'évidence je souhaitais durable, éternelle peut-être. Avec elle, c'est sûr, j'allais pouvoir me laisser aller, exalté, à la sublime passion sans cesse renouvelée des commencements.

(A SUIVRE...)


P.  MILIQUE

08/03/2013

GÂTEAU DE SOLEIL

SOLEIL.jpeg

 

GÂTEAU DE SOLEIL

 

Ce sont des évidences inépuisables inutiles à formuler

Et, pour cette raison, les mots impatients continuent

De s'anéantir dans l'abîme lancinant des non-dits.

 

L'évanescence de certains êtres émouvants de naïveté

Est telle, que leur candeur ouvertement ravageuse

Provoque des turbulences d'une puissance inouïe

Dépositaires de traces aussi étranges qu'inattendues.

 

L'essentiel trop éloigné vient soudain à manquer

Et il devient difficile de désapprendre la présence.

 

Un jour pourtant, malgré l'éblouissement répété

Des souvenirs d'un temps bienheureux mérité,

S'élèvera dans l'onde une pure musique de joie.

Celle d'une vie ronde et pleine à la belle enluminure

Tel un gâteau de soleil rêvé tout de puissance ailée.

 

P. MILIQUE

24/01/2013

JOANSEN HORN: " L'HORLOGE " (Charles BAUDELAIRE)

 

JOANSEN HORN

" L'HORLOGE "

(Charles BAUDELAIRE)

Vidéo Démo

Rythmes And Poésie.

 

L'HORLOGE

" Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : " Souviens-toi !
Les vibrantes douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la seconde
Chuchote : Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, maintenant dit : Je suis autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or !

Souviens-toi que le temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c'est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l'heure où le divin hasard,
Où l'auguste vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! "

13/11/2012

PERCEPTIONS INADÉQUATES

SOURIRE.jpeg

 

 

PERCEPTIONS INADÉQUATES

 

A vivre dans une société où la vanité tient un tel rôle,

Sans laquelle chacun appréhende au vif

La nécessité d'y trouver sa petite place,

Il est de l'ordre de la tentation d'accepter l'incohérence.

 

Même à ne pas s'abandonner à l'obscurité,

L'irrigation est instante de ces infimes choses dissonantes

Où simplement déplacées au tréfonds qui résonne.

 

Par la faute d'une perception inadéquate au monde,

Il est difficile de se situer avec précision dans le flou ténu

Entre attachement harmonieux et détachement esthétique.

 

Cette sorte d'égoïsme instable ouvre le paradoxe

D'aimer et ne pas aimer dans un temps multiple

Jusqu'à embraser ce final destin individuel

Qui l'expose à l'évidence de la plus grande platitude,

Nichée au cœur même de l'insignifiant, du rien.

 

Chaque homme devrait savoir rayonner derrière son sourire.

Un sourire qui ne serait autre qu'un masque de timide

Et la marque lumineuse et romantique de son humilité.

 

P. MILIQUE

19/07/2012

CULTIVER L'ECRITURE

ecriture-web.jpg

 

 

CULTIVER L'ECRITURE


L'écriture est une terre qu'il est malaisé de cultiver.
On laboure ainsi, laborieusement,
Des kilomètres de mots et de phrases,
Avant d'y trouver le plaisir d'une improbable beauté.

Usant et abusant d'un enthousiasme austère, certes,
Mais en même temps, incroyablement intense,
Il importe de s'imposer comme devoir fondamental
De restaurer la saveur de mots souples et tarabiscotés
Afin de croiser au plus près d'un rayonnement suprême.

L'écriture peut être suspension provisoire d'un mouvement,
Alternance monotone, justification idéologique ou encore,
Mouvement de révolte contre ses propres turpitudes.

Froide lumière d'une raison enlisée
Dans les sables mouvants d'une nuit indéfinie,
Elle doit être zone de contact affirmée
A entretenir d'indispensables foyers de subversion,
Et découper à vif et en instantanés emblématiques
Les messages allégoriques porteurs de visions idylliques
Soulignées par d'improbables mélodies de nulle part.

Afin de la voir ainsi procéder à l'épuration agressive
Des changements de perspectives ou des aléas du devenir,
Afin de lui faire taire les rumeurs insidieuses,
Dans l'instant désespérément inexplicables,
En accédant par intermittence à la face sereine de la solitude,
Là où s'estompent les brumes de la fausse conscience.


P. MILIQUE