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22/05/2017

LA NUIT EST UN MYSTÈRE

au magma présent de l'écriture,

 

 

LA NUIT EST UN MYSTÈRE

 

J'arbore une grande familiarité avec la nuit.

 

Elle dispose d'un capital de générosité si vaste

Qu'elle ne peut être qu'infiniment reposante.

Elle ouvre en grand la porte de l'imaginaire

Et rend concevables les spéculations abstraites.

Elle est ce facteur indispensable qui transforme

La perception de la vie, qui aide aussi à atteindre

Au sens profond tapi au cœur de certaines choses,

Et donne des ailes d'éther à la pesanteur ambiante.

 

Le nuit est un mystère captivant créateur d'émotions.

Elle est cet aspect intime exultant d'intensité singulière.

Il est aisé pour chacun de s’enfiévrer de sa pure poésie,

De sa nébuleuse dimension ou de son charme stimulant.

Au cœur de son silence surchargé d'ardeurs s'exprime,
Presque clandestinement, la force fragile de l'humain.

 

La nuit est un diamant ténébreux au ciel marqueté

Par le scintillement des étoiles qui y sont suspendues.

On s'y rassemble en proie aux multiples discordances

D'une perspective fougueuse jusqu'à être inquisitrice.

 

Une sage vox populi préconise qu'il faut offrir à chacun sa part de rêve!
En conséquence, il est salvateur de passer son temps à le regarder passer.

 

 

P. MILIQUE

26/08/2016

NOUVELLES PERSPECTIVES

au magma présent de l'écriture,

 

NOUVELLES PERSPECTIVES



A force de nourrir la détestation de soi-même,
Il est difficile d'éliminer le trouble désagréable
Provoqué par l'amoncellement de menaces
Le plus souvent saisissantes d'âcre laideur.

C'est toutefois en l’occurrence d'un mélange détonnant,
Aux effets secondaires insoupçonnés capables de proposer
La conciliation avec l'ordre imprécis d'un monde convulsé,
Que s'offre la beauté touchante de nouvelles perspectives
Installant, imprévisibles, de la lumière au profond des yeux.

P. MILIQUE

09/07/2016

LABYRINTHE PRIMAIRE 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

LABYRINTHE PRIMAIRE
2

 

L'esprit doit-il se frustrer pour assouvir son besoin récurrent, quasi viscéral, d'adapter le monde à ses besoins?
A celui de s'accoutumer à toutes les complications populacières qui le rassurent?


Ces questions, ainsi posées de manière aussi abrupte, pour le moins désarçonnent.

Mêmes si elles restent à portée d'intelligence courante, il n'en demeure pas moins qu'elles échappent à toute forme de compréhension spontanée.
Il faut dire qu'elles ne servent guère, du moins de prime abord, le juste cause d'un quelconque lieu commun.
Dès lors, il devient pour le moins complexe de s'extraire d'un tel labyrinthe.
Les faits sont accablants qui intercèdent pour un facile à vérifier: pour atteindre à la simplicité, il est plus efficace d'avoir d'abord  commencé par elle.
C'est bien ce qui rend difficile l'art complexe de faire simple.

Et en même temps, c'est ce qui tranquillise tout un chacun: car nous le savons, tout labyrinthe sécrète en lui les germes mêmes de sa propre issue.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

20/05/2016

QUAND LE CIEL COULE EN MOI 1

au magma présent de l'écriture,

 

QUAND LE CIEL COULE EN MOI

1

Il arrive qu’une fin de tempête fasse place au soleil levant.
Et mon soleil levant c’est Elle, âme riche aux reflets d’or.
Bienheureux, j’existe en son intense et le ciel coule en moi.

Elle m’accueille dans sa douceur, dans la force de son souffle,
Dans sa tendresse infinie, dans le réel de son amour pour moi.
Elle me réapprend le goût d’être à l’avenir plein de promesses.
J’ai confiance en elle, elle m’apprendra ce qui jamais ne s’oublie.

Je vis dans le ravissement tel la perle d’eau dans la masse cristalline,
Prisonnier volontaire d’un filet qui pour toujours nous assemble.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

04/04/2016

PARTAGE GÉNÉREUX

au  magma présent  de l'écriture,

 

PARTAGE GÉNÉREUX



Ne pas se laisser détourner par ces discours
Farcis de beaux principes ou de bons sentiments
Qui ne peuvent qu'aggraver la réelle difficulté
A vivre sans plus de confiance, sans repères,
Et à se déceler au sein d'un monde inquiétant.

Le don des nuances ayant sombré avec le discernement,
Il faut de plus en plus justifier aux yeux de la multitude
Sa préférence assumée entre la diversité et l'uniformité,
Et la forte prégnance affichée par des valeurs historiques
Ouvertes aux incertitudes ainsi qu'aux divers remplacements.

Le généreux partage de l'érudition et des idées alternatives
Aidera chacun, au fil d'une découverte riche et profonde,
A se reconnaître dans une toute nouvelle relation à l'autre
Qui conjuguera, le moment venu, le présent avec le futur.

P. MILIQUE

18/03/2016

MAIS COMMENT VIVRE? 4

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

MAIS COMMENT VIVRE?

4

 

Offrande d'un décor insolite d'où surgissent d'étonnants tempéraments.
Cela se sait: chaque phrase écrites implique d'infinies recherches.
Il faut évaluer, soupeser, choisir patiemment le bien-fondé et la place de chaque verbe, adjectif ou adverbe.
Rapport quasi physique, velléitaire et parfois brutal avec les mots.
Écrire comme d'autres boivent, en un corps à corps épuisant et rugueux.
C'est indissociable de l'écriture cette lutte à n'en plus finir.
C'est aussi le prix à payer pour accoster à ce territoire qui qui ne s'apprivoise qu'avec difficulté.

Dès lors le spleen, le vague à l'âme, l'ennui, l'accablement...
L'écrivain meurt au cours de la parturition du texte.
Il disparaît, n'ayant d'un coup plus rien à dire, asséché.
Luisance en attente.

Pourquoi vivre sans lire?
Pourquoi vivre sans écrire?

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

16/02/2016

FÉLIN POUR ELLE 13

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

FÉLIN POUR ELLE

13

Au cœur du Phare, le noyau protecteur s'est inséré dans les mailles immuables de l'instant. Tandis qu'à l'extérieur l'avenue régurgite avec difficulté le trop-plein d'automobiles prises au piège de la transhumance quotidienne, et que nous sommes l'un et l'autre retournés à la véhémence discrète de nos vies intérieures s'installe, sur la pointe du silence comme pour ne pas nous importuner, un calme de solitude dans la lumière affaiblie par le fléchissement du jour.

Monsieur Eliott?

Il ne manque pas d'air le félin! Monsieur, éprouvant peut-être l'irrépressible besoin de dégourdir ses pattes ankylosées, n'a pas trouvé plus amusante idée que d'emprunter le trajet habituel, qu'il sait pourtant parfaitement ne pas être autorisé à faire. A savoir, celui qui passe très précisément par le clavier d'ordinateur. Pourquoi considère-t-il cette endroit-là, justement celui-là, comme l'indéfectible sien? Mystère.
Pour me répondre, il adopte son bien connu air le plus ironiquement étonné puis, non sans une lourde pointe d'agaçante minauderie, s'adresse à moi.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

 

25/11/2015

GRATITUDE 1

au magma présent de l'écriture,

 

GRATITUDE

1


Tu es Femme amoureuse, comme je le suis,
Mais c'est difficile à formuler limpidement.
Je sais seulement qu'il y a désormais auprès de moi
Un soleil étonnant qui réchauffe le cœur.
Et que cet éclatant soleil c'est toi.
Toi comme une promesse lisible dans le ciel.

Il est comme une nécessité qui nous pousse
L'un vers l'autre, et nous savons qu'existe,
Impérieux, le désir et le bonheur
D'être ensembles, de nous rejoindre toujours.

Alors je cours à ta rencontre, aspiré par toi.
J'aime cette pureté, précieuse, qui est en toi.
J'aime lire la singulière beauté de tes mots.
Souvent, je me tais pour t'écouter, juste parce que
J'aime te percevoir à travers le doux son de ta voix.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

11/06/2015

AMOUR FILIAL 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

AMOUR FILIAL

2

Il y a ces mots d'avant l'évocation de la détestation du Père
Qui précisent à cœur tout l'amour que tu éprouves pour lui.
Parce que c'est bien d'amour dont évidemment il s'agit,
Celui-là même qu'il ressent forcément à ton encontre.
Mais c'est difficile les relations filiales affectives que les dire...
Car elles naissent souvent d'un égoïsme superbe et exacerbé.
Alors le Père pour le bien de son fils, il en est plus que persuadé,
S'affranchit de toute velléité de sentimentalité excessive.
Il exige de toi du travail parce qu'il t'imagine tout dévorer.
Pour lui, c'est l'indispensable pour toute progression de vie.
Conçoit-il le mal que ses désirs t'infligent? L'ignore-il tant?

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

21/05/2015

BOUILLONNANTE EFFERVESCENCE 1

au magma présent de l'écriture,

BOUILLONNANTE EFFERVESCENCE

1

Il n'est pas d'absolu sur cette terre. Et pourtant,
Chacun éprouve l'impératif besoin d'abandonner
La terne réalité pour atteindre à l’hypothétique rêve.

Il est tellement difficile de nommer le monde alentour.
Il faut en finir avec cette certitude que tout est normal
Et refuser ce périmètre proche de gens sous cellophane,
Et lutter de toutes ses forces contre la monotonie des jours.

Pourquoi dès lors ne pas en déférer à notre instinct?
Pourquoi ne pas s'aménager une histoire commune
Qui, à l'enflammé de la complicité, identifie l'amour?

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

07/05/2015

CHAQUE MAIN TENDUE 5

au magma présent de l'écriture,

 A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

CHAQUE MAIN TENDUE

5

Il ne faudrait pas pour autant – car c'est une arme à double tranchant – que le don de générosité, toujours susceptible de désigner le donateur coupable et son débiteur ingrat, ne dégénère en avarice ponctuelle.

L'indépendance mutuelle et relative ne doit en aucun cas déboucher sur une quelconque violence relationnelle définie ainsi : on ne supporterait qu'avec difficulté le sentiment d'abandon latent, tandis que l'autre, grâce à un rempart bienvenu, parviendrait à  l'ultime révélation lui affirmant qu'être généreux ça n'est pas s'appauvrir, c'est s'offrir le luxe du bonheur.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

24/12/2014

CRÉPUSCULE FINAL 4

CREPUSCULE.jpg

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

CRÉPUSCULE FINAL

4

 

Il se lève avec difficulté. Il doit rentrer. Transporter à l’abri des regards le spectacle obscène de ses déchirements. S’enfermer derrière les barreaux protecteurs de sa pensée. Pour replonger une fois encore dans les images persistantes d’un passé lancinant, et se réfugier dans la pénombre nébuleuse des habituels et naïfs artifices de l’apparence. Retrouver, telle une parenthèse de calme et de quiétude le réconfort du silence. Ce silence qu’il sait exprimer la crainte des mots trop destructeurs. Et plus tard, sur la page complaisante, griffonner quelques mots pour, ultime tentative, exorciser enfin le désespoir ordinaire et poignant engendré par la vie. Des mots pour alléger l’insoutenable. Pour, esclave d’un anéantissement programmé, noircir la page d’une écriture humide et brûlante comme les larmes du cœur.

Les oiseaux se sont, avec une rare dignité, égaillés sur son passage. Ils sont devenus discrets. Muets.

Ils se comportent désormais en témoins fascinés par l’absolue vulnérabilité de l’Homme.

(FIN)

 

P. MILIQUE