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19/10/2013

LE JOURNAL DE PERSONNE: "LES MAUVIETTES"

 

LE JOURNAL DE PERSONNE

"LES MAUVIETTES"

 

Vous vous levez un matin…

Et vous tombez de haut, en apprenant que vous n’étiez rien qu’une couverture pour l’homme de votre vie, qu’il ne vous a épousé que pour dissimuler sa véritable identité, sa véritable activité, sa double vie puisqu’il est agent trouble… un espion ou quelque chose dans le genre qui s’est servi de vous, sans que vous ayez l’ombre d’un soupçon!

Moralité : Vous avez été victime d’un coup monté…

Victime expiatoire condamnée à broyer du noir.

Ne croyez surtout pas que vous êtes en dehors du coup…

Parce que vous y êtes pour beaucoup.

On ne vous l’a peut être jamais dit , mais si, mais si…

L’histoire n’est pas autre chose qu’un scénario… montée par un salaud et racontée à un idiot.

Ainsi font, font, font… les marionnettistes à leurs petites marionnettes.

Il n’y a pas plus tragique que la politique :

Derrière chaque peine, il y a une mise en scène…

Parce que le monde se divise en deux : Les méchants d’un côté… et les mauvais de l’autre.

Je vous rassure, les plus à plaindre sont en même temps les plus à craindre :

Les mauvais… les sots… et tous ceux qui vous ressemblent et qui veulent nous faire croire qu’il y a autre chose que des méchants et des mauvais…

Je les appelle : les mauviettes…

 

Le plus simple c’est de vous creuser la tête au lieu de vous laisser absorber par des histoires sans queue ni tête !

Réécrivez votre scénario si vous ne voulez pas jouer dans celui d’un autre. Et comme je suis un peu allumée, je ne peux pas m’empêcher de vous éteindre.

UN SON DANS LE SILENCE

au magma present de l'ecriture,

 

UN SON DANS LE SILENCE

1

 

La vérité est qu’il ne résonne guère de sons dans mon silence !

 

J’arpente d’une rage fiévreuse la nuit froide et douloureuse

En attendant, avec une impatience qui n’exclut pas la sérénité,

L’aurore à poindre qui m’apportera quelques espérés mots de toi

Des mots qui me parleront, qui te diront, te raconteront à moi.

Ils seront les prémisses de la fin d’une nuit cependant inachevée.

 

En chacune de mes heures entêtées, mon insatiable pense à toi.

C’est loin d’être une torture que de te penser en guise de soleil.
Lorsque je pense à toi, je te pense dans l’éclat d’une joie majuscule,

Dans la joaillerie caressante de ton doux regard éclairé de sourires,

Dans ta présence déterminante à me rendre heureux clandestin.

Ce bonheur au galop déferle en vagues rugissantes de plaisir puis,

J’inspire l’ineffable à grandes lampées : c’est si bon que tu vives tant !

( SUIVRE...)


P. MILIQUE

18/10/2013

SONGE CARESSANT

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SONGE CARESSANT

 

Sur l'étroit sentier du jamais encore foulé

Surgit parfois l'inattendu et le déroutant.

 

Les forces de l'ordre et du désordre

Qui trament l'imaginaire amoureux

Installent un rapport inédit au monde.

 

S'il est un chemin sur lequel il est aisé de se perdre,

C'est bien celui, quêteur, qui se cache

Sous l'envoûtante flambée d'amour.

 

Victime de ses propres égarements,

Il perçoit le retour d'une lumière dans le désert

Qui devient rayonnement d’extrême douceur.

 

Petit miracle de sensibilité et de délicatesse

Débordant d'une toute puissance sublime et dérisoire

Qui ouvre grand l'horizon d'un probable

Et transforme la vie en songe caressant

Ne serait-ce que pour brûler un peu de désespérance.

 

P. MILIQUE

BELLE OBSTINATION

 

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BELLE OBSTINATION

 

Il y a comme une belle obstination

Du corps à être heureux.

 

Moment de feu où l'on s'éprouve enfin

Au cœur choisi d'une harmonie toute mystérieuse

Qui assume avec candeur l'avidité de ses désirs.

 

Rien de plus urgent alors que d'éviter la norme

Et, au terme d'un long et douloureux travail sur soi,

Devenir assez lucide pour être pessimiste.

 

Issue parvenue d'emblée évidente, à l'approximation grossière

Qui consumera toutes les heures d'or du matin.

 

P. MILIQUE

VAINE ABSTRACTION

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VAINE ABSTRACTION

 

Il faut vraiment habiter l'étrangeté de l'obtus

Pour ne pas vouloir admettre

Que l'Homme ne peut vivre sans la nature.

 

La montagne est une grande ressource

Et les forêts un incomparable bien-être.

 

Lorsque les éclats de soleil se tapissent

Dans l'ombre dense et fraîche

Qui renouvelle sa vie de l'indispensable oxygène

En initiant l'amplitude de sa respiration,

L'homme ne peut faire abstraction du lieu dans lequel il vit.

 

Il s'éprouve alors comme un végétal auquel on coupe les racines

Lorsqu'il perçoit l'immonde, dans les hideux décombres

De la grande ville définitivement productrice de poisons,

Où tout ne sera plus jamais que violence industrielle

A l'insensé cruel du déchirement et de l'inéluctable.

 

P. MILIQUE

IMPOSSIBLE DE VIVRE

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IMPOSSIBLE DE VIVRE

 

Il est impossible de vivre dans l'illusion d'un monde

Sans enjeux et sans ennemis.

Des conflits embrasent la planète

Comme autant d'offenses faites à la vie,

Obéissant aux pulsions bestiales de folies désaccordées,

Témoins de l'absurdité rare de ces guerre où tout n'est que viol.

 

Rescapée de la barbarie des hommes

Après s'être retrouvée entre la vie et la mort,

Fragment d'étoile au cerveau à demi-détruit,

Elle tente de survivre à sa douleur extrême

Mais reste profondément traumatisée

Par tant de souffrances imposées au nom de l'inutile.

 

La parole de cet femme est précieuse

Par ses accents vrais d'écorchée aux éclats de rage

Qui seuls la rendent audible

A notre époque de fatras tumultueux.

 

P. MILIQUE

17/10/2013

MÉMOIRE SUSPECTE

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Vincent Van Gogh

 

 

MÉMOIRE SUSPECTE

 

Tout entier dans le palpable de ce qu'il a perdu,

Une ombre chagrine et tenace comble ses jours,

Qui le tourmente de réminiscences heureuses.

 

Immergé sans échappatoire dans le brouillard

De la longue agonie qu'est la survie d'un amour défunt,

S'excède l'impossible expiation d'une culpabilité sans fin.

 

La nuit qui tombe sur cet interminable crépuscule

N'est pas une délivrance : elle a toujours été là !

Encalminé dans une minérale solitude

Il ne cesse d'espérer que se rompe soudain la digue.

 

Malgré cela, il s'acharne à réparer l'avarie de ses souvenirs,

Pour qu'apparaissent comme des fanaux démonstratifs,

Les pétales veloutés d'une fleur de coquelicot

Scintillant à nouveau dans les brumes

De sa mémoire suspecte et mélancolique.


P. MILIQUE

LE JAILLISSEMENT DU DOUTE

 

JAILLISSEMENT.jpg 

KANDINSKI

 

 

LE JAILLISSEMENT DU DOUTE

 

Il faut être attentif à cette tenue de la phrase

Qui forme l'étonnement dans l'avancée du texte,

Se façonne- là, toute la raison d'être du désir,

Dans la confiance-méfiance qui affleure le silence au ras des mots.

 

Quand l'écrit se déploie, il est bon d'avoir cet orgueil

De pouvoir y insuffler l'émergence d'autre chose

Et, lorsque il s'agit d'évoquer quelques fragments trop intime,

De s'autoriser à le faire aussi apaisé,

A l'ignoré de la maladresse, que dans le savoir dire...

 

Habiter le délire d'être entier dans les mots qui arrivent

Et cependant, dans l'approche au près de l'imminence qui entoure,

Rester, avec un sourire traceur d'humilité,

Le premier à s'assujettir au jaillissement du doute.

 

P. MILIQUE

A FAIRE SAIGNER LE BLEU DU CIEL 5

au magma present de l'ecriture

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

 

A FAIRE  SAIGNER  LE  BLEU  DU  CIEL

5


Mais je sais aussi que les drames les plus crépusculaires

S'accordent de fait aux fastes les plus incongrus.

Et que tout est tout à fait perdu

Lorsque les perspectives quelles qu'elles soient, n'existent plus.

 

Alors, il me faut bien finir par m'affranchir de mes fantômes.

Aussi je cherche, avec une ferveur désespérée, la flamme libératrice.

Celle qui, au cœur vif de la terrifiante spirale,

Acceptera de m'embraser sans me poser de questions.

Dorénavant, je ne la cherche plus.

Je sais depuis peu que je l'ai trouvée.

 

Dehors est le soleil d'hiver, rond et pâle.

Et je m'y vois déjà !


FIN

 

P.  MILIQUE

INFIRMITÉ DE L'ESPRIT

 

vagabonds-1.jpg 

ARTHUR RIMBAUD

 

INFIRMITÉ DE L'ESPRIT

 

Le monde ne semble pas fait pour être compris

Et rend l'homme bien miséreux face à ce grand mystère.

 

Je trouve si rarement les mots qui disent...

Il s'agit peut-être bien là de prétention exorbitante

Mais je verse des larmes de honte et de confusion

Lorsque je découvre avec stupeur et colère

Que je ne sais rien contre la transparence à travers la densité !

 

A éprouver la consternante infirmité de mon esprit,

Il m'est aisé de ressentir le sentiment profond

De mon impossibilité cérébrale d'être à la hauteur

Quand, au sortir de la germination des graines dans la nuit,

Je consume toutes les heures du matin

Pour, dans l'aveu de mon écrasement devant l'essentiel,

Aboutir au lamentable d'approximations aussi grossières...

 

P. MILIQUE

A VOTRE ÉCOUTE COÛTE QUE COÛTE: "LA FEMME QUI N'OSAIT PAS LIRE LE JOURNAL INTIME"

 

A VOTRE ÉCOUTE COÛTE QUE COÛTE

"LA FEMME QUI N'OSAIT PAS LIRE LE JOURNAL INTIME"

 

À votre écoute, coûte que coûte est une dramatique radio quotidienne écrite et jouée par Zabou Breitman et Laurent Lafitte et diffusée sur France Inter entre le 16 janvier 2012 et le 29 juin 2012. D'une durée de sept minutes, elle est diffusée à 12 h 23, entre Les Affranchis et Carnets de campagne.

L'émission est une parodie présentée comme une émission de libre antenne sur la santé. Deux acteurs jouent un couple de spécialistes composé de Margarete de Beaulieu, psychothérapeute et son mari Philippe de Beaulieu, médecin ; ils répondent aux questions de faux auditeurs, en débitant « les pires des clichés racistes, homophobes, sexistes  et réactionnaires.


Source Wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal

16/10/2013

A FAIRE SAIGNER LE BLEU DU CIEL 4

au magma present de l'ecriture

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

A FAIRE  SAIGNER  LE  BLEU  DU  CIEL

4


Posséder, même un peu seulement, la magie impérieuse de quelques mots mystérieux.

Refuser de céder aux tentations pourtant bien séduisantes de la facilité,

Et rester définitivement exigeant, intransigeant sur le choix des mots.

Connaître enfin le scintillant tourbillon de pensées que je saurais mettre en forme.

Comme des traits vivants, traits de plume, traits d'esprit.

Composer un véritable opéra des soupirs et de la solitude,

Avec la mélancolie peut-être, d'un désaccord avec moi,

Et savoir dire toute la tristesse du monde. Tous les soleils aussi.

Tout cela sans hâte, sans dissonance.

Par simple plaisir de la lenteur. Et de la précipitation.

(A SUIVRE...)


P. MILIQUE