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24/03/2014

BEAUTÉ DE L'INSTANT

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BEAUTÉ DE L'INSTANT

 

Des lumières enjôleuses, câlines de leurs voiles,

Des énigmes, des méandres, des passages peut-être,

Froissements vaporeux, broderies de charmes.

 

Et de trop briller l'astre s'épanche,

Fondant la demeure où s'humectent les cieux

D'une chevelure-soleil pointant la caresse taquine.

 

Union suspendue allumant le réel frisson

D'une délicate fleur, d'un joli papillon.

 

P. MILIQUE

SI ELLE SAVAIT...

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SI ELLE SAVAIT...

 

L'automne est là qui entrouvre les plaies

Où, dans la réalité mouvante et incertaine,

Se joue la permanence entre lui et lui,

Dans l'ambiance pesante et détestée de l'aversion.

 

Les jours s'éternisent en tourmentes

Ponctuées de trop de questions sans réponse.

 

Si elle savait avec quel désespoir je l'aime,

L'univers soudain se ferait juste et solaire,

Et les rayons dardés de l'astre incandescent

Initieraient alors cet engrenage moelleux qui chauffe le cœur

En accrochant un sourire de rêve au silence de l'enfance.

 

P. MILIQUE

INSPIRATION MAJEURE 1

au magma présent de l'écriture,

 

INSPIRATION MAJEURE

1

 

C'est une prise de position et une volonté qui ne s'affiche que peu.

 

L'expression ultime de l'imaginaire ne trouve sa cohérence que dans la référence. Et ce n'est que fasciné par l'imposant mystère que s'accepte le risque de progresser sans précautions en territoire inconnu.

 

Inspiration majeure qui permet de penser la Femme, comme une belle personne qui emprunte des chemins différents pour parvenir à des objectifs souvent supérieurs.

 

Il convient de témoigner de cette authenticité-là!

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

IMPOSTURE

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IMPOSTURE

 

Complicité étroite et magnifique

A l'esthétique froide très calculée.

 

Dans l'amplitude vacillante des certitudes

Et le mépris ostensible des impondérables,

Il a fait ce choix délibéré

De l'impossible a venir, et de l'émoi,

Exposant ainsi l'irrémédiable obscénité

D'un corps incertain que rien ne réchauffe.

 

Vous qui lisez, faites semblant de pleurer,

Il ne fait que semblant de mourir!

 

P. MILIQUE

23/03/2014

EFFLUVES INNOVANTES

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(Œuvre empruntée sur la Toile.

Elle appartient, c'est probable, à quelqu'un:

Faites le moi savoir!)

 

 

EFFLUVES INNOVANTES

 

Elle ne rime à rien l’inoffensive lecture

Que s’autorise l’amateur d’écriture blanche,

Épurée, amorphe et sans fond.

 

Pourquoi ne pas aller plutôt

Vers ces textes plus intrigants

Qui éclatent de pensées noires et de mots précis?

 

Essentiel de la construction profonde

D’une langue, peut-être bâtie sur les interdits,

Dont les effluves innovent souvent au cœur du figé.

 

P. MILIQUE

L’ECRIT-VAIN ANODIN

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L’ECRIT-VAIN ANODIN

 

Ce sont des phrases qui fascinent à la fois

Par leur simplicité et par leur étrangeté.

 

Écriture sensuelle, abstraite,

Parfois lyrique ou coléreuse,

Elle est génératrice de quelque chose

Qui va forcément apparaître.

 

Peut-être dira-t-elle la force et la fragilité

Qu’évoquent parfois les premières amours

Dont l’éclairage final retient la couleur des jours.

 

Ou alors, elle expliquera le lent glissement

Hors de soi et du vertige du vivant

En ruminant le malheur certain de toute condition humaine.

 

Lui, l’écrit-vain anodin, balbutie l’écriture

Dans la chair vive des phrases.

Elle lui donne ce faisant

Un lieu unique pour dire la révolte et le courroux.

 

Cela l’aide à se plonger dans cet univers d’entrailles

Qui renvoie sans retenue a la face du monde

La noire bile de sa laideur et de sa bêtise

Lui permettant ainsi d’offrir à l’attente des autres

L’image perceptible de son consentement à l’impossible.

 

P. MILIQUE

L'AMOUR, C'EST COMME...

au magma présent de l'écriture,

 

L'AMOUR, C'EST COMME...


L'Amour, c'est comme les champignons.
Tout monde en a entendu parler,
Se doute qu'il y en a partout,
Mais lorsqu'ils en cherchent,
Jamais ils n'en trouvent.
Ou alors si peu.
Ou de si mauvaise qualité.
Parfois même carrément vénéneux
Et donc potentiellement mortels.
Ah, mourir d'aimer...

La meilleure façon de trouver des champignons
Reste encore de ne pas en chercher.
Alors l'Amour, tu parles !...

Jusqu'où pousser cette stupide métaphore forestière ?...


P. MILIQUE

LENTE ESQUISSE

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LENTE ESQUISSE

 

Il y a quelque chose de majestueux et de lancinant

Dans la lente esquisse d’un regard qui s’obscurcit

Au gré d’un échec rendu plus amer encore

Par la folle espérance suscitée.

 

Ainsi naît l’ombre dense du désenchantement.

 

L’attirance est là, forte et mystérieuse,

D’un destin excessif traversant le néant

D’un temps trop simplificateur.

Représentation abstraite,

Proche de l’émerveillement premier

D’une vie souveraine

Aux éclats brefs et tumultueux.

 

P. MILIQUE

22/03/2014

RHAPSODE DU SENSIBLE

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RHAPSODE DU SENSIBLE

 

La nuit a commencé depuis trop longtemps

Tandis qu'il s'épuise a se battre autant qu'il le peut

Dans la touffeur d'atmosphères lourde de souffrances.

 

Les médecins sont rarement des rhapsodes du sensible,

Mais celui-ci a lu la tristesse qu'il a, imprimée aux yeux.

 

Et il s'applique à lui panser l'intime

Avec les mots qui sont les siens.

Des mots sobres, apaisants et lumineux,

Qui excèdent une pureté éclatante et sereine

Dont la charge de vérité simple le terrasse soudain

Et l'émeut au tréfonds jusqu'à lui arracher les larmes reconnaissantes

De celui qui, après le départ du père, n'y croyait plus.

 

P. MILIQUE

LUCIDES DÉDAINS

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LUCIDES DÉDAINS

 

A poser un regard sans complaisance

Sur l'humus chaotique de mon propre univers,

Je m'éprouve tel un champ proposé

Que de multiples pensées labourent.

 

Cette étroite préhension de mon intériorité

Devrait faire sonner la possible mélodie

D'extraordinaires poèmes en habit de bonheur.

 

Pourquoi alors, à bout d'effort, ne parviennent

A goutter, dans l'indifférence de lucides dédains,

Que ces horribles textes grimaçants qui me désespèrent?

 

P. MILIQUE

JE M'ACCUSE 38

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JE M'ACCUSE 38

 

Je m'accuse

De me nourrir

D'évidences approximatives pour,

Dans leur texture même,Tenter d'échapper

Aux rapports de force

Qui caractérisent le monde,

M'exposant de fait

Aux affres obscurs

De leur négation totale.

OMBRES MENAÇANTES

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OMBRES MENAÇANTES

 

Elle semble si impossible, si sectaire,

Tellement familière et cependant étrange

Cette incapacité avérée d’effort et de volonté

A reprendre quelques nobles valeurs à son compte,

A investir cet espace peuplé d’ombres menaçantes

Qu’il se résigne à laisser couler, lourdes, les larmes

En voltige d'ailes plombées par le tragique de la vie.

 

P. MILIQUE