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20/01/2014

LE JOURNAL DE PERSONNE: "LA FRANCE: TU LA POMPES OU TU LA TROMPES?"

 

LE JOURNAL DE PERSONNE

"LA FRANCE: TU LA POMPES OU TU LA TROMPES?"

 

Plaignante
Salut… j’ai tourné, retourné toute la galerie … mais je n’ai pas réussi à trouver les lunettes qu’il faut pour passer inaperçue.

Avocate
Vous finirez par trouver ou alors vous opterez pour le casque !

Plaignante :
Merci d’avoir répondu si vite

Avocate
Je n’ai pas encore répondu… vous avez trois minutes pour me dire de quoi il s’agit

Plaignante
Me défendre pour un délit que je n’ai pas encore commis

Avocate
Que vous comptez commettre ?

Plaignante
Exactement

Avocate
Et vous faites appel à moi pour un conseil ?

Plaignante
Pas besoin de conseil… je voudrais juste vous donner le temps de préparer ma défense

Avocate
Pour un délit ?

Plaignante
Pas n’importe lequel. C’est un délit de lèse-majesté

Avocate
Vous comptez publier un brûlot pour mettre le feu à la baraque ?

Plaignante
Disons que je voudrais les empêcher de tirer les marrons du feu.

Avocate
Attendez, je vais prendre des notes… Première proposition ?

Plaignante
Première déposition: parce que je dépose plainte contre le président de la république pour atteinte à la dignité de ses électeurs en incarnant le parfait contre-exemple.

Avocate
Parce qu’il s’est avéré qu’il a une maîtresse ? Vous êtes tombée sur la tête ? Et la sacro-sainte vie privée, qu’est-ce que vous en faites ?

Plaignante
Du pipi de chat! Le pervers aussi a une vie privée, n’empêche qu’on le traduit devant les tribunaux rien que pour donner l’exemple!

Avocate
Vous êtes sérieuse ?

Plaignante
Plus que jamais. Je ne parle pas de famille dissolue, ni de foyer révolu mais de rapports tordus au plus haut niveau de l’État.

Avocate
C’est votre opinion et elle vaut ce qu’elle vaut… vous êtes libre. Mais les autres le sont aussi… ça ne vous a pas échappé j’espère ?

Plaignante
C’est le scénario que j’exècre, l’imbroglio, le méli-mélo
A – il renonce à la mère de ses enfants
B – il nous présente sa remplaçante comme étant la femme de sa vie
C- On apprend aujourd’hui qu’il nous trompe avec une troisième

Avocate
Ce sont les choses de la vie

Plaignante
Il avait 5 ans pour tenir sa braguette fermée. Non, ce n’est pas la vie qui l’a ouverte mais sa liberté qu’il a cru illimitée.
Je le tiens pour unique responsable de ses écarts qui font mal à tous ceux qui payent ses pots cassés, en termes d’images, et de valeurs à faire valoir.

Avocate
Chacun est libre d’aimer qui bon lui semble.

Plaignante
Je vais vous la faire plus courte : et si tout le monde en faisait autant ?

Avocate
Mais c’est ce que tout le monde fait

Plaignante
Vous voulez dire que tout le monde entube tout le monde et dans le dos ?

Avocate
N’exagérons rien… disons que les amours sont toutes passagères.

Plaignante
Et qu’est-ce qu’on fait de l’honneur, de la fidélité, de la parole donnée : « Moi Président … je serais exemplaire »… pour quoi faire ? Pour plaire… foutaise! Je dis non à une politique privée d’éthique.

Avocate
Vous prenez fait et cause contre un état de fait et non contre un état de droit contre lequel vous ne pouvez rien formellement.

Plaignante
Je répète que l’enjeu est gravissime; il s’agit de la dignité des hommes et des femmes, de leur intégrité morale… il jette le discrédit sur notre manière de vivre et d’élever nos enfants. Un amant pour chaque femme, une maîtresse pour chaque homme et mariage pour personne : voilà son credo !
Citoyens… citoyennes… baisez-vous les uns, les autres… même douloureusement… c’est le prix à payer pour votre liberté!

Avocate
Retour de la morale…

Plaignante
Les parjures… voilà ce qu’il faut punir au lieu de démolir les murs!

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER: 31/12/2013

 

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER

 

31/12/2013

INTERROGATION ÉCRITE 2

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

INTERROGATION ÉCRITE

2


J’écris par amour, sensibilité, sensualité.

Pour ne pas faire injure au silence, ni à la nuit.

J’écris pour survivre

Pour passer le temps, je veux dire le tamiser. Parce qu’écrire est aussi un moyen d’entrer en solitude.

 

J’écris pour éloigner la souffrance, peut-être pour lutter contre la mort, pour rester en vie.

Pour me reconstituer, me percer à jour. Pour sortir de l’impasse.

J’écris pour oublier que je vais mourir.

Pour m’inventer un remède qui ne ressemble pas au mal.

Parce que j’aime bien polir la douleur comme une pierre précieuse.

J’écris par insatisfaction et pour rester en état d’insatisfaction

Pour me convertir, excédé d’utopie, en cette ligne sortie de l’aube qui enlace les lettres sur le papier.

Pour refermer sur moi les parenthèses jadis ouvertes.

J’écris pour vous faire parler.

J’écris parce que je crie!

(FIN)

 

P. MILIQUE

STADE TOULOUSAIN VS ASM CLERMONT AUVERGNE STADE ERNEST WALLON TOULOUSE


(Captation Personnelle)

 

STADE TOULOUSAIN 

VS

ASM CLERMONT AUVERGNE

 

STADE ERNEST WALLON

TOULOUSE

LE 5 JANVIER 2014

A VOTRE ÉCOUTE COÛTE QUE COÛTE: "LA FILLE QUI VOULAIT ARRÊTER DE FUMER DES JOINTS "

 

A VOTRE ÉCOUTE COÛTE QUE COÛTE:

"LA FILLE QUI VOULAIT ARRÊTER DE FUMER DES JOINTS "

19/01/2014

JACK SPICER : "C'EST LA RADIO" SUIVI DE "UNE COUCHE DE FEUILLES"

 

"C'EST LA RADIO"

SUIVI DE

"UNE COUCHE DE FEUILLES"

JACK SPICER

Lus par Jérôme POULY

 

Références:

In "Billy the Kid" de  Jack SPICER

Traduction de Joseph GUGLIELMI

© Fourbis 1990

 

Jack Spicer est un poète américain né en Californie en 1925 et mort en 1965. Son œuvre (Billy the Kid, 1959 ; le Chef du village jusqu'à l'éther, 1962 ; Langage, 1965 ; le Livre des poèmes pour magazines, 1966), proche de la Renaissance de San Francisco, mais en marge du mouvement beat, allie une recherche formelle très innovante fondée sur une théorie de la dictée et de l'improvisation à la conviction que le poète, en agissant sur le langage, joue un rôle politique et social fondamental.

 

Poèmes choisis par Lorette Nobécourt

Prise de son Djaisan Taouss

Montage Anne-Laure Chanel

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER: 30/12/2013

 

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER

 

30/12/2013

INTERROGATION ÉCRITE 1

au magma présent de l'écriture,

 

INTERROGATION ÉCRITE

1

 

Pourquoi j’écris?…

 

Parce que c’est un besoin primaire.

Parce que je ne peux m’en empêcher.

Parce que je ne peux faire autrement.

Parce que cela m’est aussi nécessaire que de respirer.

Parce que je me délecte du plaisir évident de manipuler les mots.

Parce que je suis d’une grande naïveté.

Parce que je ne sais pas parler.

Pour tomber le masque.

Parce que la feuille blanche constitue l’interlocuteur, le confident, le psychanalyste idéal.

 

A la fois moyen d’expression et de réflexion,

L’écriture est une béquille parfaite au désespéré chronique que je suis,

C'est un moyen unique de supporter le mal de vivre, de traduire une jubilation, de partager.

 

J’écris pour faire que ceux qui me ressemblent déjà un peu me ressemblent un peu plus.

J’écris pour moi

Pour tous

Pour personne

Pour le plaisir

Pour être conquis.

Pour me réconcilier.

Pour être, par ceux qui me comprendraient, aimé autant que j’aime.

(A SUIVRE...)


P. MILIQUE

SAMUEL BECKETT: "ABOULEZ!

 

SAMUEL BECKETT

 

"ABOULEZ!

 

 

Lus par Laurent NATRELLA

 

Références:

In Peste soit de l’horoscope et autres poèmes

© Minuit 2012

 

 

 

 

Par malheur,  Beckett naquit – le 13 avril 1906 : ainsi faudrait-il commencer toute biographie de Samuel Barclay Beckett, pour qui, toute sa vie, l'être sera une imperfection dans la pureté du non-être. L'horreur commence avec la vie. Tous les héros de Beckett, enfermés dans des asiles, des chambres, des trous, larves lovées en position fœtale, reculant le langage jusqu'au borborygme, là où s'efface la prétention au sens, raconteront le fantasme d'une régression prénatale. Tuer un enfant, dira-t-il plus tard, c'est « couper court à un fiasco en fleur » (Tous ceux qui tombent, 1956).

 

 

 

(extrait de l'Encyclopédie Larousse)

 

 

 

Poèmes choisis par Lorette Nobécourt

 

 

Prise de son Djaisan Taouss

 

 

Montage Anne-Laure Chanel

18/01/2014

LES ACTUALITÉS FRANÇAISES DU 15 JANVIER 1964

 

LES ACTUALITÉS FRANÇAISES

DU 15 JANVIER 1964

Cette semaine : la station météorologique de Lannion reçoit les premières photos du satellite américain Tiros 8. La mode du catogan fait son grand retour. Le calendrier de la poste fête ses 110 ans. Côté sport : Marielle Goitschel remporte le slalom de Grindelwald, à Hawaï, les champions de surfing s'en donnent à cœur joie.

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER: 30/12/2013

 

 

 

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER

 

30/12/2013

LAMBEAUX DE MÉMOIRE 2

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

LAMBEAUX  DE  MÉMOIRE

2


Le monde semble s'être durablement absenté

Direction le trouble et l'inconnu,

Vide de toute séduction d'un amour en devenir.

Et tout un chacun apparaît

Comme un infirme définitif de la vie.

 

A un moment, il devient important

De ne plus savoir compter que sur son imaginaire,

Et laisser peu à peu des lambeaux de mémoire se préciser

Habités d'impétueux désirs aux belles apparences

Installant au tréfonds la viscérale certitude

Que jamais l'avenir patiemment élaboré n'adviendra!

 

C'était par un distrayant après-midi

Fouetté par le sang juvénile du printemps...

Un sourire énigmatique striait le brillant de ses yeux.

(FIN)

 

P.  MILIQUE