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20/03/2014

LE JOURNAL DE PERSONNE: "KARL MARX"

 

LE JOURNAL DE PERSONNE

  "KARL MARX"

 

On n’en parle plus … depuis belle lurette !

Karl Marx… vous savez le juif barbu qui a prédit la fin inéluctable du capitalisme et l’avènement probable du communisme.

Il m’arrive encore aujourd’hui de feuilleter ses manuscrits et de rêver sur ce qui le faisait rêver… des peines capitales… des prophéties fatales…

Qu’est-ce que j’en ai retenu ?

Pour dissiper tout malentendu, Marx disait en deux mots : que le déterminisme économique est indépassable.

Et on dirait que les faits lui ont donné raison!

C’est la situation matérielle des hommes qui détermine en effet, leur conscience.

L’esprit sera toujours cette peau de chagrin qui se réduit au fur et à mesure que l’on grandit.

Autrement dit, c’est l’économie qui conditionne notre politique.

Vous ne pensez pas pareil avec 1000 ou 10 centimes en poche…

Dîtes moi de quels moyens vous disposez et je vous dirais à quelle fin vous pourrez aspirer…

On dirait un vendeur de chez Darty et ça me choque !

Ça me choque de sous entendre qu’il y a chez Marx un côté vulgaire vendeur de tapis.

Mais c’est ainsi selon lui : c’est l’infrastructure économique qui détermine notre superstructure idéologique, juridique, politique … et même artistique.

Et ça me choque !

Ça me choque de ramener toutes les toiles de Van Gogh à un contexte socio-économique!

Et si on retournait les choses ?

Et si on changeait la formule ?

En se disant : que ce sont nos visions du monde qui font que le monde est ce qu’il est.

Que ce sont nos représentations qui sont la source de toute richesse et de toute détresse.

On me traitera de vulgaire idéaliste, d’utopiste, d’artiste !

Mais je persiste et je signe, c’est ma conscience qui détermine mon existence. Et non l’inverse!

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER: 11/03/2014

 

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER

11/03/2014

SANS ME RELEVER TOUT A FAIT 1

au magma présent de l'écriture,

 

SANS ME RELEVER TOUT A FAIT

1

 

Dans ma recherche nocturne de souvenirs,

Je perçois le chuchotis feutré de mon silence

Au centre d'une mémoire qui peu à peu se défait,

D'une conscience cisaillée par le tranchant de l'instant,

D'une démarche approximative privée de l'unique étoile

Un peu comme une embarcation qui a rompu les amarres

Partie vers cet ailleurs de nulle part que la houle façonne.

 

Pourquoi traîne-t-on ainsi derrière soi, et pour toujours,

Les relents un peu fétides d'une culpabilité boursouflée

Par l'impossibilité récurrente à trouver place en ce monde?

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

 

 

DERNIÈRES PAGES AVANT LA NUIT: JEAN-FRANÇOIS CLERVOY

 

DERNIÈRES PAGES AVANT LA NUIT

  JEAN-FRANÇOIS CLERVOY

 

Jean-François Clervoy connaît la sensation de la lecture en apesanteur. Le spationaute, quand il ne lit pas des documents scientifiques de travail, aime la Bande Dessinée 'Largo Winch' et les romans de science-fiction.

 

Sur la table de chevet de Jean-François Clervoy en ce moment : "La magie du cosmos" de l'Américain Brian Greene. 

Le spationaute de l'Agence Spatiale Européenne lit beaucoup pour son travail. Il garde les romans de science-fiction, et la BD "Largo Winch" de Jean Van Hamme pour les vacances. 

Sans surprise, Jules Verne lui a donné envie de devenir aventurier, puis spationaute. Il a d'ailleurs emmené dans l'espace une édition originale du livre "De la Terre à la Lune".

19/03/2014

LE JOURNAL DE PERSONNE: "C'EST SELON.... OUM KALTHOUM"

 

LE JOURNAL DE PERSONNE

"C'EST SELON.... OUM KALTHOUM"

 

Il vivait à mes crochets
Dormait le jour, veillait la nuit.
Il m’a vidé, me vidait, me vida…
De mon souffle, de mes larmes, de mon sang !
Juste pour m’éprouver ou me réprouver
Il était violent, quasiment toujours ivre
Il buvait et me le faisait payer.
Il passait son temps à me menacer de rompre le lien qui nous reliait
Parce qu’il était lui, parce que je n’étais que moi
Léger et pourtant il m’écrasait
Toujours mal habillé, mal luné, mal rasé…
Il m’entrainait vers le plus bas niveau de l’être…
En se faisant passer pour le plus haut niveau de l’être
Plus je le voyais grand, plus j’étais petite
C’est lui le joueur, c’est moi son jouet
Avec lui, tout était permis : La faiblesse, la lâcheté, la tromperie
Tout ce qu’il s’autorise, il ne me l’a jamais autorisé :
Les fugues, les méprises, et les dérives.

Il m’était impossible de vivre avec lui…
Impossible de vivre sans lui.
Et il savait tout l’impact qu’il avait.
Comme si c’était moi qui l’empêchais de rayonner, de jubiler…
Il était jaloux mais avait horreur de ma jalousie.
Envieux, il se dressait contre toutes mes envies
Faisait trembler la terre sur laquelle je mettais le pied …
Et partait à l’assaut du ciel que je priais.
Ma vie dépendait de la sienne.
Mais la sienne, je n’ai jamais su de qui, de quoi elle dépendait
Nous avons vécu, toujours entre la vie et la mort.
Lui à justifier ses morsures et moi à panser mes blessures
Le réel nous asphyxiait, l’air nous saoulait :
Tout était exigu, l’espace, le temps, les gens…
Et un soir il m’emmena dans une galerie souterraine
M’attacha les mains, me cloua au mur…
Et s’éclipsa sans le moindre murmure.

Là où je suis, personne ne me retrouvera, jamais…
Et comme je ne le dirai à personne…
Personne ne saura le nom de l’auteur de cet abominable forfait.
Je vous le dis, mais ne le répétez jamais …
Parce que je n’ai pas envie qu’il se fasse prendre
Mon bourreau s’appelle…

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER: 10/03/2014

 

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER

10/03/2014

VIVRE L'INABOUTI

au magma présent de l'écriture,

 

VIVRE L'INABOUTI

 

Un accident de vie l’a un jour projeté dans la marge.

Nul n’y peut rien et la réfutation subie est rarement maîtrisée,

Mais lorsque c’est le corps qui, usé, défaille et s’en charge,

Il se lève alors comme un immense sentiment d’injuste gâchis

Qui envahit chaque infime du jour et plus encore de la nuit.

 

L’étape est décisive qui déjà lui signifie la sombre place du pire.

Comment vivre avec cette évidence du partiel et de l’inabouti?

Comment accepter ce dépouillement, cette dépossession de soi?

Comment ranger à jamais ses humbles mais réelles ambitions?

Comment dissimuler son amertume lorsque l’on prend conscience

Que ce que la vie nous a fait connaître ne pourra plus être connu?

Comment faire pour que le tout nouvel espace urgemment défini

S’extirpe du monde pour ne pas se déliter dans le vil obscène?

 

Force est de constater que son rapport à la vie a peu à peu changé.

Son corps en souffrance ne fait que traduire sa douleur de vaincu

Par un échec imprévisible qui exaspère l’âme d’inacceptable faillite.

 

P. MILIQUE

DERNIÈRES PAGES AVANT LA NUIT: MURIEL MAYETTE

 

DERNIÈRES PAGES AVANT LA NUIT

MURIEL MAYETTE

 

Administratrice générale de la Comédie Française. Sur sa table de chevet ce soir, "La maladie de la mort", de Marguerite Duras.

 

Muriel Mayette © Radio France

 

La lecture est souvent studieuse pour Muriel Mayette. Elle se penche en ce moment sur "La maladie de la mort" de Marguerite Duras qu'elle va mettre en scène : un monologue, une histoire de cœur, de sexualité, mais aussi une muriel mayette, apologie du corps de la femme. 

Muriel Mayette confie son amour pour Racine, mais cette grande fan de Fred Vargas s'autorise aussi des lectures plus contemporaines pendant les vacances. 

Avant de s'endormir, la comédienne aime prendre quelques minutes pour apprendre un poème, "parce que le sommeil muscle la mémoire".

18/03/2014

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER: 07/03/2014

 

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER

07/03/2014

COURT-CIRCUIT

au magma présent de l'écriture,

 

COURT-CIRCUIT

 

La défaite programmée du rêve tourmenté

Impose la nécessité d’un silence initial.

 

Le cerveau se trouve comme anesthésié

Par des situations en rupture de prévisible.

 

Surgit alors, la tentation aux relents morbides

D’apprivoiser enfin de si néfastes alternatives.

 

P. MILIQUE

LES ACTUALITÉS FRANÇAISES: ÉDITION DU 18 MARS 1964

 

VOUS SOUVENEZ-VOUS, IL Y A CINQUANTE ANS?...

 

LES ACTUALITÉS FRANÇAISES

ÉDITION DU 18 MARS 1964

17/03/2014

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER: 06/03/2014

 

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER

06/03/2014