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08/08/2016

BONHEUR DISCRET

au magma présent de l'écriture,

 

BONHEUR DISCRET

Le moment est intense pour lui.
Jour de vertigineuse délectation.

Il s'abandonne avec beaucoup de volupté
Au plaisir discret, inaccessible au profane,
De leurs incessants vagabondages au cœur
D'une histoire avide riche d'obscurs secrets.

Il vibre d'une multitude d'émois particuliers.
Instants de fragilité analogique non maîtrisée.

Il est des pourquoi qui n'ont pas de réponses.

P. MILIQUE

07/08/2016

A FLEUR DE SOMMEIL 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

A FLEUR DE SOMMEIL

2

Elle lui est proche comme jamais, claire imminence.
Sait-elle l'infini tendresse amoureuse qu'il lui porte?
Il le lui confie au prolongé d'un souffle: je t'aime.
Et il voudrait savoir donner de l'unicité à ce mot,
Faire qu'il n'existe pas, inventé juste pour elle seule!

Puis, en un murmure ténu pour qu'elle n'entende pas:
Ma douce, inscrit ta précieuse main au creux de la mienne
Afin que, parvenus ensemble jusqu'à une fleur de sommeil
Comme bercés par le poudroiement léger d'ailes de papillon,
Nous nous endormions jusqu'à cette limite d'où renaît le jour.

(FIN)

P. MILIQUE

06/08/2016

A FLEUR DE SOMMEIL 1

au magma présent de l'écriture,

 

A FLEUR DE SOMMEIL

1

Il n'est trop de mots d'amour pour calmer le tourment
Qu'est toujours le moment de se quitter pour la nuit.
Il faut s'équiper de sacrées provisions de force mentale
Pour rejoindre dans la félicité les rives du lendemain.

Il sait que ce soir il aura l'opportunité de passer la nuit
Dans ses bras puisque, insigne joie, elle le souhaite aussi.
Ils s'étreindront l'un l'autre puis dormiront cœur à cœur.

Il lui susurre: s'il te plaît, berce-moi et laisse-moi te bercer.
Il a tant besoin de sentir le berceau de ses bras fermés sur lui,
Si besoin de se rasséréner à l'exact rythme de son souffle apaisé.

De tout son amour, il étreint ce qu'elle est.
Il est, dans la douce caresse de la nuit étoilée,
Habité en son centre d'une présence lumineuse.
D'un bel astre revendiquant l'infini dont il se drape.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

05/08/2016

AU FIL DES NOTES

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AU FIL DES NOTES



Afin de prendre plaisir au monde clair et spacieux,

Il s'arrache dans l'éclair au tumulte quotidien,

A l'écoute de cette voix ferme qu'il n'entend pas souvent.

 

Évidence de ce temps abrégé dont il faudrait faire autre chose

Pour que la seule volonté persuasive

D'une musique ressentie dans la paix de son cœur,

Et dans l'incertaine errance de son corps ,

S'épanouisse à rendre l'ordinaire surprenant.

 

Il va falloir en pleurer des larmes de fascination

Pour trouver ce qu'il ne cherche pas vraiment!

 

P. MILIQUE

04/08/2016

L’IMPRÉVISIBLE

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L’IMPRÉVISIBLE


A chacun son jardin dans la pluralité des mondes.

Aux rêves les plus fous animés d’ombres légères,
Il fut initialement bouleversé par l’expérience fondamentale
D’une fascination au ravissement séducteur.

Dans la légèreté parfumée de ce matin de printemps,
Le fruit précieux d’un hasard purifié de toutes scories
Le mis en présence d ’une femme de chair lumineuse de douceur
Et de sensualité délicieusement jubilatoire,
Réfractaire aux excès, mais pas aux plaisirs.

Dans cette sorte d’imprévisible mai de volupté,
Son cœur se mit à cogner comme un marteau sur l’enclume
Indestructible d’un amour simple et allègre.

Et de bonheur, quelques larmes coulèrent sur ses joues…

P. MILIQUE

03/08/2016

A L'AUBE TOURMENTÉE

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A   L'AUBE TOURMENTÉE



Au miroitement vif et prétentieux des mots,
Il cherche dans l'écriture le moyen de dire l'indicible.

Chacun d'eux est pesé à revenir sans cesse sur des phrases
Qui se déplient, se renouvèlent encore et à nouveau
Pour parfois s'étirer, se renouveler.

Le danger est grand cependant que l'écriture se substitue
Au monde réel sans pourtant jamais parvenir à l'imiter.

A l'aube tourmentée de ses écrits fragmentaires
Bouillonne un turbulent ressac de mots
Aux fragrances savoureuses qui offrent l'essence
D'un plaisir coulant de sa plume-émotion
Jusqu'à impressionner la page au recel de merveilles
Dans la prise de conscience d'un pouvoir subversif.



P.  MILIQUE

02/08/2016

MOTS EXQUIS

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MOTS EXQUIS

 

il faut parfois dire assez pour atteindre

 A une flamme plus vive dans l’instant

Qui en réponse brille comme une perle.

 

Il faut parfois dire assez peu pour qu’apparaissent

Des mots d’espoir qui font l’amour au bonheur.

 

Sage frénésie frappée par le secret du monde.

 

P. MILIQUE

01/08/2016

A L'AFFUT DE LA VÉRITÉ

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 A L'AFFUT DE LA VÉRITÉ


Les poèmes sont de surprenantes esquisses
Dont l'approche est comme un frôlement amoureux.
 
Être de mots à l'imaginaire créateur,
Il s'octroie des heures d'exaltation
A composer des textes tels des chansons de signes.

La main court et court encore
Au cœur d'un certain idéal poétique
Grand explorateur de la pensée.

Alors, dans des accès d'ingénuité plutôt touchants,
Il s'offre des possibilités quasi inépuisables
Rien qu'à débusquer un essentiel à l'affût de la vérité.


P. MILIQUE

31/07/2016

LE SOURIRE

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LE SOURIRE


D’abord c’est un éblouissement.

 

Et puis l'enchantement, immuable.

Il y a ce sourire qui éclaire ton visage
D’un éclat mystérieux et merveilleux de tendresse.
Présence pure et irréelle.
Image douce et réconfortante
Qui offre les armes nécessaires pour affronter l’avenir.
Qui fait don d’étincelles d’une beauté envoûtante de sensualité.

Un sourire étoilé, toujours à fleur de rêve.
D’une sincérité fraîche et absolue,
Désarmant de pureté et d’extrême générosité,
Qui protège de l’inattendu
Et donne de l’amour sage et fou comme deux synonymes.

Un sourire d’ambre et de velours d’une justesse frémissante,
Caressant comme une main.
Qui dégage autant de chaleur qu’un parfum..
Qui affiche ta féminité essentielle, ta beauté de femme.
C’est un sourire à l’élégance définitive,
Annonciateur d’aubes nouvelles.
Un sourire comme un oiseau de nuit qui converse en silence.

Ce sourire-là exprime un amour puissant et lumineux.
Ce sourire-là, incomparable et complice, est le tien.

Mais ce sourire parfois se retire.
Il devient alors d’une immense fragilité
Et se désintègre progressivement.

Le beau sourire maintenant se voile de crépuscules subits.
Il laisse désormais transparaître
L’insondable mélancolie qui l’habite.
Il n’est plus qu’une lumière indécise
Qui dit la face sombre et désespérante de l’existence.
Il n’est plus qu’un sourire qui cache mal la cruauté des blessures reçues,
Parce qu’on ne cache pas mieux une cicatrice qu’un secret.
C’est un sourire qui dit l’espoir effrité,
Le regret de l’astre disparu,
La nostalgie de l’étoile aimée.
Il s’accroche avec l’énergie du désespoir
Aux merveilles passées de rêves obsolètes
Et se consume au soleil noir de la mélancolie.
Il entre en survivance aux racines de la souffrance et de la folie.
C’est un sourire plein de nuit.
Un sourire qui n’en est plus un.
Qui devient une absence.
Quoi de plus terrible qu’un sourire enfin ?

Ce sourire-là, c’est le tien !
Et j’attends avec lui que le jour
Se lève sur de nouveaux soleils.


P. MILIQUE

30/07/2016

ZONE DE TURBULENCES

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ZONE DE TURBULENCES

 

La vie n'est décidément qu'une étrange zone de turbulences,

Un désordre suscité par l'omniprésence avérée

D'un cortège de souffrances et de malheurs cumulés.

 

Nous vivons dans un monde de folie,

Un monde de hantises et de pulsions secrètes,

De plaisanteries vaniteuses et de pitreries douteuses.

Nous sommes tellement aveuglés par un panel de nuances

Que l'on subit, tourmenté, au fil de leurs contradictions.

 

Il y a tellement de motivations saugrenues

Dans les infimes événements du quotidien.

 

Alors on erre le long des images intérieures

Animées d'un jeu fascinant et terrible,

Assujetti au malentendu permanent

Au déphasage chronique.

 

Il faut dire que les hommes sont mus parfois

Par de bien misérables passions,

Taraudés qu'ils sont sans cesse

Par un insidieux doute existentiel,

Et parce qu'ils refusent la tyrannie de la norme,

Ils ressassent jusqu'à la nausée

Le passage du temps, les occasions manquées

Ainsi que le souhait indéniable et obstiné

De réaliser enfin des choses remarquables.

Des choses insensées qui bousculeront

Peut-être, le cours de son existence.

 

Pour dissimuler leurs faiblesses?

Pour s'affranchir de leur médiocrité?

 

Et encore ne savent-ils rien du futur!...

 

P. MILIQUE

29/07/2016

JAMAIS DE PUR AMOUR

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JAMAIS DE PUR AMOUR

 

Je cherche un sens au néant:

Il est d'une si inquiétante étrangeté!

 

Je peux le penser beau parce qu'anonyme.

Mais si je le regarde avec les lunettes du malheur,

Je l'éprouve sombre lieu de solitude,

Mélange instable de beauté discrète

Et de silence puissamment douloureux.

 

Le néant est une passion:

Celle de mon amour,

Celle de ma haine.

Mais aux heures somnolentes,

Je me fortifie de son absence.

 

Il est dilatation cosmique

A échelle individuelle.

 

Peut-être peut-il m'apporter

Le bouillonnement fébrile d'idées insensées?

La finesse spirituelle d'un esprit inspiré?

Ou le bonheur simple d'une quelconque trouvaille!

Parce que je suis un incorrigible naïf.

 

Plus certainement m'entraîne-t-il

Dans les recoins les plus reculés de mon tréfonds,

Là où les mots sont acides, non conformes,

Là où les flashs aveuglants se multiplient,

Là où, obstinée, se lève la nuit dégoûtée.

 

Avec lui, jamais de grâce apaisante,

D'harmonie souveraine,

Ni d'absolue confiance.

Avec lui, jamais de pur amour.

 

Il restera plutôt une sorte de provocation rieuse

A la gueule de ce monde sournois

Où chacun est malade de ses mensonges,

Où les tièdes obscènes donnent la nausée.

 

L’analyse simpliste et dérisoire

Dit que la subversion volontaire

Est perpétuellement alimentée

Au feu d'un flux d'angoisse.

 

Ainsi, lorsque ma révolte en enfin endiguée,

Je me retrouve, c'est inéluctable,

En état d'indépendance absolue.

Sans issue à espérer.

 

Dans les entrailles du néant,

Aucune paix n'est possible.

 

P. MILIQUE

27/07/2016

COURT-MÉTRAGE

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COURT-MÉTRAGE

 

C'est un peu comme s'enfoncer dans une forêt,

Véritable cathédrale sonore patiente

Qui module sans fin la mélodie du temps.

 

Par la fenêtre nue laissant filtrer

La pâleur exténuée d'un jour éteint.

La porte est ouverte sur un couloir sombre

Dans l'attente d'un événement qui viendra dire

Que la survie reste l'enjeu essentiel.

 

Dès lors, pourquoi s'étonner encore

Des points d'interrogations médusés

Que l'on a tous dans nos yeux désabusés,

En nous infligeant le spectacle référent

Du seul court-métrage qui soit intéressant:

Celui d'une vie ciselée dans le marbre des sourires.

 

P. MILIQUE