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23/03/2014

L'AMOUR, C'EST COMME...

au magma présent de l'écriture,

 

L'AMOUR, C'EST COMME...


L'Amour, c'est comme les champignons.
Tout monde en a entendu parler,
Se doute qu'il y en a partout,
Mais lorsqu'ils en cherchent,
Jamais ils n'en trouvent.
Ou alors si peu.
Ou de si mauvaise qualité.
Parfois même carrément vénéneux
Et donc potentiellement mortels.
Ah, mourir d'aimer...

La meilleure façon de trouver des champignons
Reste encore de ne pas en chercher.
Alors l'Amour, tu parles !...

Jusqu'où pousser cette stupide métaphore forestière ?...


P. MILIQUE

LENTE ESQUISSE

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LENTE ESQUISSE

 

Il y a quelque chose de majestueux et de lancinant

Dans la lente esquisse d’un regard qui s’obscurcit

Au gré d’un échec rendu plus amer encore

Par la folle espérance suscitée.

 

Ainsi naît l’ombre dense du désenchantement.

 

L’attirance est là, forte et mystérieuse,

D’un destin excessif traversant le néant

D’un temps trop simplificateur.

Représentation abstraite,

Proche de l’émerveillement premier

D’une vie souveraine

Aux éclats brefs et tumultueux.

 

P. MILIQUE

22/03/2014

RHAPSODE DU SENSIBLE

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RHAPSODE DU SENSIBLE

 

La nuit a commencé depuis trop longtemps

Tandis qu'il s'épuise a se battre autant qu'il le peut

Dans la touffeur d'atmosphères lourde de souffrances.

 

Les médecins sont rarement des rhapsodes du sensible,

Mais celui-ci a lu la tristesse qu'il a, imprimée aux yeux.

 

Et il s'applique à lui panser l'intime

Avec les mots qui sont les siens.

Des mots sobres, apaisants et lumineux,

Qui excèdent une pureté éclatante et sereine

Dont la charge de vérité simple le terrasse soudain

Et l'émeut au tréfonds jusqu'à lui arracher les larmes reconnaissantes

De celui qui, après le départ du père, n'y croyait plus.

 

P. MILIQUE

LUCIDES DÉDAINS

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LUCIDES DÉDAINS

 

A poser un regard sans complaisance

Sur l'humus chaotique de mon propre univers,

Je m'éprouve tel un champ proposé

Que de multiples pensées labourent.

 

Cette étroite préhension de mon intériorité

Devrait faire sonner la possible mélodie

D'extraordinaires poèmes en habit de bonheur.

 

Pourquoi alors, à bout d'effort, ne parviennent

A goutter, dans l'indifférence de lucides dédains,

Que ces horribles textes grimaçants qui me désespèrent?

 

P. MILIQUE

JE M'ACCUSE 38

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JE M'ACCUSE 38

 

Je m'accuse

De me nourrir

D'évidences approximatives pour,

Dans leur texture même,Tenter d'échapper

Aux rapports de force

Qui caractérisent le monde,

M'exposant de fait

Aux affres obscurs

De leur négation totale.

OMBRES MENAÇANTES

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OMBRES MENAÇANTES

 

Elle semble si impossible, si sectaire,

Tellement familière et cependant étrange

Cette incapacité avérée d’effort et de volonté

A reprendre quelques nobles valeurs à son compte,

A investir cet espace peuplé d’ombres menaçantes

Qu’il se résigne à laisser couler, lourdes, les larmes

En voltige d'ailes plombées par le tragique de la vie.

 

P. MILIQUE

FLAMBOIEMENT INDULGENT

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FLAMBOIEMENT INDULGENT

 

Pur émerveillement d'émotion poétique

Dans cet attendrissant silence advenu.

 

Au sortir d'une vertigineuse plongée vers l'occulté

Surgit, subreptice, une petite lumière de ce labyrinthe obscur.

 

Quelque chose qui tient de la sensation rassurante,

Très précisément contemporain et radieux,

Aussi sauvage qu'un torrent de montagne,

Plus brûlant que le vent du désert,

Qui, décisif, va excéder chaque flamme d'espoir

Jusque dans le flamboiement indulgent de leur vérité.

 

P. MILIQUE

21/03/2014

IMPATIENCE

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IMPATIENCE

 

Je vieillis...

 

Au cœur d'une atmosphère lourde et tendue,

Je ne suis qu'une gigantesque erreur de raisonnement,

Un douloureux agonisant malade de la vie.

 

Je vieillis...

 

Je suis soumis à ce temps fini

Qui pourtant jamais ne m'obsède.

D'ailleurs je trouve les heures biens lentes à venir.

 

J'en aurais bientôt terminer de vieillir.

Enfin.

 

P. MILIQUE

SCINTILLEMENT SENSUEL

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SCINTILLEMENT SENSUEL

 

Plutôt qu'entités figées, nous ne sommes qu'intermittences

Dans un mouvement cosmique qui dépasse le vivant.

 

Entrainés sur une pente dangereuse qui défie notre compréhension,

Se déploie une lente oscillation des états antérieurs.

 

Nombre de déferlantes émeuvent et secouent leur singularité

Sous l'éclairage cru de l’adversité sournoise.

 

Discipline du chaos, maîtrise ou dépossession,

Nous voilà devenus les vigies silencieuses

D'un monde grouillant de sauvagerie brute

Qui nous suggère le rejet spontané de ce chœur de furies

Faisant de nous la proie de quelqu'un, ou pire encore, son prédateur.

 

Privé tout à coup du lien précieux de l'évidence,

A la fois sombre, incontrôlé et cependant majestueux,

Il reste à faire appel à la souveraine liberté d'être!

 

L'espace d'exploration que l'on sait indéfiniment infini,

Propose toute la beauté contenue dans l'aventure humaine

Tout en indiquant au peut-être la trajectoire du sublime.

 

Cependant, malgré le scintillement sensuel d'étoiles indicatrices,

Le vertige reste considérable dans l'apparition de chimères,

Et l'iconoclaste puissance d'auto-destruction générée

Trouve alors l'appui d'arguments séduisants et définitifs

Qui aident à opérer le grand saut dans l'inconnu si en beauté ce soir.

 

P. MILIQUE

SANS ME RELEVER TOUT A FAIT 2

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

SANS ME RELEVER TOUT A FAIT

2

 

Comment expliquer la violence de cette désespérance abrupte

Qui prend naissance dans les ravines d’une atmosphère hostile?

Comment neutraliser un tant soit peu l’incontrôlable envie

De se couper de monde des vivants en prenant la tangente?

Comment traduire cette mélancolie, cette quête hasardeuse,

Incapable de m’affranchir de la souffrance à me congédier?

 

Dans ma recherche nocturne de souvenirs,

Je perçois le chuchotis feutré de mon silence

Au centre d'une mémoire qui peu à peu se défait,

D'une conscience cisaillée par le tranchant de l'instant

Où j’oscille sans tomber mais sans me relever tout à fait.

(FIN)

 

P. MILIQUE

DERNIÈRES PAGES AVANT LA NUIT: JEAN-CLAUDE MAILLY

 

DERNIÈRES PAGES AVANT LA NUIT

  JEAN-CLAUDE MAILLY

 
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Le patron de Force Ouvrière relit le philosophe André Comte Sponville. Ses journées ne laissent que peu de place au roman, même s'il apprécie particulièrement l’œuvre de Jean-Philippe Toussaint.

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO © Radio France

 

 

Ne cherchez pas de roman sur la table de chevet de Jean-Claude Mailly. Le secrétaire général de Force Ouvrière préfère consacrer ses soirées aux dossiers sociaux du moment.

Lorsqu'il ouvre un livre, en ce moment, c'est pour lui permettre de prendre du recul. Il relit actuellement les philosophe André Comte Sponville, après avoir redécouvert "La société du spectacle" de Guy Debord.

Jean-Claude Mailly aimerait lire plus de romans : "je me dis toujours 'je lirai ça en retraite', mais vu le nombre que j'ai accumulé, j'aurai pas mal de lectures à la retraite."

Lorsqu'il ouvre un roman, il avoue une tendresse particulière pour l'auteur belge Jean-Philippe Toussaint, dont il prévoit d'acheter le nouveau roman ("Nue" éditions de Minuit).

20/03/2014

LE JOURNAL DE PERSONNE: "KARL MARX"

 

LE JOURNAL DE PERSONNE

  "KARL MARX"

 

On n’en parle plus … depuis belle lurette !

Karl Marx… vous savez le juif barbu qui a prédit la fin inéluctable du capitalisme et l’avènement probable du communisme.

Il m’arrive encore aujourd’hui de feuilleter ses manuscrits et de rêver sur ce qui le faisait rêver… des peines capitales… des prophéties fatales…

Qu’est-ce que j’en ai retenu ?

Pour dissiper tout malentendu, Marx disait en deux mots : que le déterminisme économique est indépassable.

Et on dirait que les faits lui ont donné raison!

C’est la situation matérielle des hommes qui détermine en effet, leur conscience.

L’esprit sera toujours cette peau de chagrin qui se réduit au fur et à mesure que l’on grandit.

Autrement dit, c’est l’économie qui conditionne notre politique.

Vous ne pensez pas pareil avec 1000 ou 10 centimes en poche…

Dîtes moi de quels moyens vous disposez et je vous dirais à quelle fin vous pourrez aspirer…

On dirait un vendeur de chez Darty et ça me choque !

Ça me choque de sous entendre qu’il y a chez Marx un côté vulgaire vendeur de tapis.

Mais c’est ainsi selon lui : c’est l’infrastructure économique qui détermine notre superstructure idéologique, juridique, politique … et même artistique.

Et ça me choque !

Ça me choque de ramener toutes les toiles de Van Gogh à un contexte socio-économique!

Et si on retournait les choses ?

Et si on changeait la formule ?

En se disant : que ce sont nos visions du monde qui font que le monde est ce qu’il est.

Que ce sont nos représentations qui sont la source de toute richesse et de toute détresse.

On me traitera de vulgaire idéaliste, d’utopiste, d’artiste !

Mais je persiste et je signe, c’est ma conscience qui détermine mon existence. Et non l’inverse!