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24/11/2015

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ 7

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ

7

Au final, il convient de considérer l'identité comme l'image un peu aléatoire, un peu trompeuse, d'une conscience de soi appelée à s'émousser au fil du temps. La pensées même qu'elle puisse être définitive ne peut être qu'intangible. Ce n'est qu'un songe irrationnel au large d'un espace que contredit la durée.

A force de nous adapter au plus près du mouvement sans ne plus connaître vraiment qui nous sommes, il ne nous reste plus dès lors, avec l'espoir fou niché au cœur d'atteindre un jour à une quelconque éternité, qu'à choisir de devenir pour ne pas demeurer.

(FIN)

P. MILIQUE

23/11/2015

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ 6

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ

6

A partir de là, la transformation en cours rendait impérative la révision rapide de notre mode de pensée et de notre perception du monde. Et d'accepter l'ubiquité jusque-là inconnue de l'identité. Ce que nous savions être, nous ne le sommes plus. Nous ne parvenons plus à être un simultanément ici et là-bas. Il faut s'y résoudre, cela a bel et bien disparu avec le temps, déjouant ainsi, dans la seule durée d'un clignement de regard, les inconsistantes et ineptes prévisions. Nos somme désormais contraint à vivre dans un moi d'emprunt. Et encore suffit-il d'y croire un tant soit peu pour, instantanément, douter d'être réellement celui-là. Problématique déterminante d'une impétueuse crise d'identité.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

22/11/2015

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ 5

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ

5

Dans la tiédeur glauque de l'introspection narcissique, on se convainc tant d'être resté le même, qu'on ne prête pas suffisamment attention à une autre menace, insidieuse: la lente dissolution de l'identité sociale. De fait, agir exclut l'exploration personnelle qui dissout.

Tout le monde sait ça, plus on s'intéresse à soi, moins on active d'initiatives. Les pesanteurs de l'orgueil nous ont irrémédiablement détourné de l'essentiel discernement. D'acteur entreprenant, nous sommes peu à peu devenus spectateur passif. Dans l'effervescence d'un passé où le présent se vit comme un cadeau ordinaire, nous n'avons pas observé que les autres avaient cessé de nous reconnaître et que nous étions, ainsi, désormais à leur merci.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

21/11/2015

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ 4

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ

4

C'est un des plus puissants paradoxe de l'identité que de masquer, jusqu'à la réfuter, l'altération vitale. Faute de pouvoir suspendre le temps, elle se compare à elle-même dans l'espoir béat de s'affirmer inchangée, quitte à déposer un utile masque de fortune sur l'état intermédiaire décrété par les ravages d'une temporalité aussi désaccordée que la mélodie grinçante d'un sablier.

Prenons garde cependant à ne pas nous considérer que sous l'aspect de l'éternel et de sa seule loi. A ne pas, non plus, nous vanter exagérément d'une identité pérenne en bombant le torse! Outre que cela serait parfaitement stupide, ce serait également très abusif et presque mensonger.

(A SUIVRE)

 

P. MILIQUE

20/11/2015

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ 3

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ

3

 

Ce que nous sommes est, au micron près, conforme à l'unicité. Même lorsque les fleurs du temps du temps commenceront à nous faner selon la loi, lorsque le visage sans fard se tracera de rides, peau irrémédiablement flétrie et voix chevrotante, nous prétendront, dans l'insouciance insoupçonnée du quant à soi et du qu'en dira-t-on, être encore totalement agent de nous-même. Il n'en sera rien bien sûr. Malgré l'évidence du changement opéré, nous ne nous trouverons toujours que porteurs d'une unique certitude: ce que nous sommes au plus profond des viscères nous a été attribué en même temps que la vie. Seule la mort, séductrice obscène, peut revendiquer une légitimité à le reprendre.

(A SUIVRE)

 

P. MILIQUE

19/11/2015

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ 2

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ

2

Dès sa naissance, l'identité ne possède aucun caractère interchangeable ni, à plus forte raison, dissoluble dans une quelconque pulsion communautaire. Aucune appartenance à un groupe quel qu'il soit, ne saurait faire de moi ce que je ne suis pas programmé à être.

Il s'agit certes d'une banalité énoncée, mais il faut bien prendre acte qu'il est tout à fait impossible de durablement différer de soi-même.

C'est ainsi et rien n'y fera, nous sommes tous en état d'aliénation identitaire.

Et il serait d'une candeur perverse de feindre l’insubordination à cette réalité intangible.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

18/11/2015

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ 1

au magma présent de l'écriture,

 

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ

1

L'identité, c'est ce qui appartient en propre. Je suis moi en chacun de mes actes. Au centre même de mes contradictions juxtaposées.

 

Elle est la caractéristique la plus singulière et la mieux partagée qui soit. C'est une instance universelle, indispensable pour tisser des liens avec ses semblables. L'identité est isolement dans la chair du collectif, un réminiscence personnelle et permanente. Chacun occupe l'irréfragable unicité. De cette appartenance originelle à l'unicité naît la différence, source de plénitude exclusive dans le rapport au monde.

 

C'est une particularité certifiée qui unit, en un binôme indissociable, le corps et l'esprit. Il en découle de n'être déjà plus ainsi responsable de son destin, ni de ses choix. Consentir à cela demande force et maturité car, à la réflexion, il y a bien là de quoi s'éprouver glacé et cloué sur place. Et pourtant...

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

 

17/11/2015

REFUGES ILLUSOIRES

MONDE CLOS.jpg

 

REFUGES ILLUSOIRES

 

Dans l'enchainement de circonstances au signal fort

Il apparaît que les frontières de l'intime,

Fragiles et mouvantes, modifie les perspectives.

 

C'est dans la découverte éprouvante et singulière

Du monde presque animal et clos d'un établissement psychiatrique

Que j'ai éprouvé l'intense et ardente nécessité

De partager avec d'autres la diversité des expériences humaines.

 

Il convient d'observer avec attention les évolutions successives

Qui racontent de chacun les fractures et les douleurs,

Les angoisses et les contradictions, mais aussi les bonheurs

Des moments dérobés aux refuges illusoires de vies contraintes.

 

P. MILIQUE

16/11/2015

CETTE NUIT-LA ENCORE...

RAYON DE SOLEIL.jpg


CETTE NUIT-LA ENCORE...



Cette nuit-là encore, fut une nuit blanche
De tension taraudée, de souffrance endurée,
A percevoir le murmure incessant
De la mort dans ce qu'elle a d'inhumain.


Et pourtant, dans l'aube d'un ailleurs
Se lève un souffle doux et puissant comme la houle
Qui, dans le jaillissement impromptu de joies oubliées,
Fait surgir la lumière du remède le plus précieux
Sous la forme de rayons d'un soleil vif et tonifiant
Témoin de tous les scrupules éprouvés face à l'improbable.

P. MILIQUE

15/11/2015

INTARISSABLE SOURCE

UNTARISSABLE SOURCE.jpeg

 

INTARISSABLE SOURCE

 

Où situer l'intarissable source de ses pensées?

 

Il déploie toute la richesse de son univers fleuri de mots

Dans la rude élégance d'une écriture

Portée par un constant désir de justesse.

 

Il s'exprime aussi à mot découvert,

Au cœur d'une pensée qui pense large,

Et balise en phrases très concentrées

Les fragmentations toujours possibles

Qui exultent de réminiscences.

 

Cependant, c'est en labourant d'une plume aussi sensible qu'alerte,

Qu'il récolte la poésie, terreau de son épanouissement,

Afin qu'à nos yeux éblouis, elle s'offre enfin à nous.

 

P. MILIQUE

14/11/2015

TOUT LE MONDE Y SONGE

amour-pomme-nature.jpg

 

 

TOUT LE MONDE Y SONGE

 

Tout le monde y songe

Les hommes, les anges, les vautours…

 

Les hommes suffoquent d’angoisses rances et cherchent des réponses

A toutes ces initiatives malheureuses qu’ils n’expliquent pas

Et dont ils empoisonnent l’univers, au fil abyssal de leurs bassesses.

Eux qui prétendaient avoir soif à pleurer d’un monde moral

Se sont toujours employés à ne vivre que de refus réitérés.

Leur patente sottise qui a nourri de cruauté les jours chagrins

Les a incité à se hisser au sommet de la montagne obscure

Pour qu’enfin, dansant sur le bord béant d’un gouffre d’avenir,

Ils perçoivent l’évidence d’avoir déjà perdu ce qu’il n’avait pas encore trouvé.

 

Les anges eux, n’habitent qu’un agréable oubli du corps

Et semblent, dans leur défi à l’être même, ne souffrir de nulle part.

Ils sont d’énergies différentes, on les discerne sans vraiment les situer,

Beaux minéraux éthérés sur le blond d’une plage

Ou fragments d’émeraudes au cœur de grands espaces arborés.

Tout ce qui les transporte est halo de lumière vive

Permettant d’espérer encore à l’existence vraie d’un palais de l’amour.

Où trouvent-ils la force de chanter encore à l’oreille du mal

Que tout ce qui n’est pas bien n’est pas foncièrement désespérant?

 

Les vautours enfin, s’avèrent écrasés par la fatigue du temps

Après avoir longuement tournoyé dans le vent asséché de poussières.

Les pattes agriffées sur les reliefs acérés du sol lunaire,

Ils paraissent s’être absentés dans d’infimes strates de perceptions,

Le regard figé, scrutant nous devinons trop bien quoi.

Ils observent avec acuité les dégâts indignes de l’intelligence,

Et leur immobilité est celle d’un bien compréhensible mépris

Lorsque d’obscures flammes animent l’impossible mystère

Qui suinte de la mort. Et déjà s’esquisse en creux le sourire du diable.

 

Tout le monde y songe

Les hommes, les anges, les vautours…

Triade d’entités parfaitement dissemblables d’une même galaxie

Avec cependant, ancrée au tréfonds de chacun, la même taraudeuse interrogation:

Se peut-il qu’il y ait vraiment quelqu’un qui m’aime… quelque part?

 

P. MILIQUE

13/11/2015

JAILLISSEMENTS PROVOQUES

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JAILLISSEMENTS PROVOQUES

 

C'est pour tenter d'échapper à un passé qui le poursuit

En donnant l’oppressante sensation de vivre dans l’ombre

De ce monde où tout se dresse, obstacle, refus,

De cet univers décadent où l’humanité est un souvenir,

Qu’il s’attache à effacer la poussière saupoudrant de lumière noire

Le drapé du repli temporel en cache au chevet de l’impossible.

 

Il veut, la conscience au repos,

Amorcer le beau d’une autre histoire,

S’appliquer à être toujours, à l’intérieur de ce voyage en vertige,

Cet enfant aux yeux de merveille ouverts

Sur l’incroyable régénérescence d’un temps

Qui réinvente d’inexistantes lumières.

 

Jusqu’aux jaillissements provoqués d’autres clartés envoûtantes,

Aux bandes minérales alternées d’or et d’ébène.

 

P. MILIQUE