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03/05/2015

CHAQUE MAIN TENDUE 1

au magma présent de l'écriture,

 

CHAQUE MAIN TENDUE

1

C'est un état de fait que nous pouvons constater au quotidien : tout le monde ne peut pas se permettre d'être généreux. Cette disposition, subtile et impérieuse, ne répand sa substance qu'en quelques-uns.

Elle semble distiller en ceux-là une sève au pluriel, sans obligation ni contrainte.

Cependant, être bienfaisant à autrui, exploiter son éventuel don pour l'échange en quittant la protection rassurante de sa tour d'ivoire avec une franche et naturelle désinvolture, élevant ainsi d'autant le seuil d'intérêt qu'un individu ordinaire n'accorde  en général qu'à lui-même.

Est-ce vraiment cela la générosité ?

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

01/05/2015

LASSITUDE DE DÉFROQUÉS

Lassitude.jpg

 

LASSITUDE DE DÉFROQUÉS

 

Dans le clair-obscur d'un monde qui disparaît,

Il tente de recueillir quelques couleurs

Pour ne pas se retrouver entièrement seul.

 

Des traits de lumière communiquent dans la nuit

Et le guide dans cette obscurité qui peu à peu s'installe

A travers la petite fenêtre qui lui reste sur l'extérieur,

Comme au travers des nuages lorsqu'il pouvait encore les voir

Gronde toujours cette présence inquiétante

Que lui présentent d'étranges miroirs

Dans lesquels il plonge sans retenue restrictive.

 

Univers obscur, inutile et cependant redécouvert,

Débordant de scènes authentiques et cocasses

Où déambulent des lassitudes de défroqués

Et les chagrins d'une ribambelle de vaincus.

 

P. MILIQUE

30/04/2015

AU BRASIER DU MYSTÈRE 5

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

AU BRASIER DU MYSTÈRE

5


Dans cet élan silencieux déposé entre la chaleur des lignes,
Comme en suspension dans un monde parallèle
Aussi éphémère et fragile qu'une pellicule de rosée,
Va s'inventer un univers nouveau, hors de toute dimension,
Une île accueillante dans l'immensité du temps condensé
Qui mettra à disposition de chacun une autre continuité.

Il y a comme une sorte de fluidité à étaler l'éternité
Dans le précipité complice de l'évidente tendresse
Exhalée par sa stupéfiante appréhension de l'infini.
Et, dans la lumière de ses yeux qui fascinent l'absolu
Des douces blancheurs apaisées de patience convaincue
Allument l'irréfutable déflagration de ce qui doit advenir.

(FIN)

P. MILIQUE

29/04/2015

AU BRASIER DU MYSTÈRE 4

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

AU BRASIER DU MYSTÈRE

4

La prémonition était du genre catastrophique mais,
Étonnamment, la conséquence se révéla miraculeuse!
Alors même que parvenir à se rassembler demeurait aléatoire,
Et que l'impossibilité assidue de signifier
Se tenait à l'affut d'un mutisme en devenir,
La vie, incompressible, se mis à dilater ses veines
Alimentant avec une frondeuse générosité
Tout ce qui peut permettre à l'individu d'éclore.

C'est ainsi qu'apparut l'accalmie, mieux encore, l'embellie!...
Désormais, le balancier serein et continu des mots
Ne tient plus qu'à un fil sur la tranche du texte
Et offre, en une lente spirale, une amplitude prête à le dépasser.

(A SUIVRE)

 

P. MILIQUE

28/04/2015

AU BRASIER DU MYSTÈRE 3

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

AU BRASIER DU MYSTÈRE

3

Avec un peu d'inquiétude embuée dans le regard,
Et quelques traces de pesante gravité sous-jacentes,
Il est catapulté dans un pays perdu aux espaces hésitants,
Désenchanté comme un enfant que l'on force à sourire,
Par l'insignifiance suprême et fascinante
Qui vient de le projeter dans l'égarement de la raison.

Remuer la couteau dans la plaie du souvenir cuisant
Développa une force paradoxale à l'acuité particulière.
Lumière d'abord un peu pâle, un peu jaune,
Initiant une histoire de délivrance marquée de l'empreinte
D'un espoir à naître au cœur rugissant du mystère.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

27/04/2015

AU BRASIER DU MYSTÈRE 2

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

AU BRASIER DU MYSTÈRE

2

Jusque-là, ses confessions prenaient quelques risques.
Mais à trop exposer ses faiblesses nées de blessures affleurantes,
Il a extirpé de l'ombre opaque l'ineffaçable traumatisme
Et se retrouve cantonné à la charnière même de la désolation.

Si vulnérable, si fragile, le silence alors se désintègre
Lorsque ses mots tristes éclatent en sanglots
Plus obscurs encore que la clarté muette d'un couchant d'hiver.

A se trouver ainsi placé, par sa faute, sous le regard de l'autre,
Et parce qu'il n'existe pas de petites hontes inutiles,
La voilà qui s'instille en lui, cristaux liquides et transparents.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

 

26/04/2015

AU BRASIER DU MYSTÈRE 1

au magma présent de l'écriture,

 

AU BRASIER DU MYSTÈRE

1

Assis sur le lit en désordre dans la moiteur de la chambre,
Il semble se tenir dans un silence hagard, comme pétrifié.
Après s'être éreinté dans l'écriture fastidieuse de mots têtus et creux,
Sa main s'est crispée, lasse, tandis qu'un léger tremblement l'agite.

Il se sent épouvantablement grotesque
Et se demande avec une grande consternation,
Lui l'ordonnateur patenté de leur douce et folle musique,
Où à bien pu s'absenter l'ample souffle de ses mots.

Au vrai, le rêve s'est enlisé et l'écriture, peu à peu,
Dans une ultime confrontation s'est dissoute.
Il observe désormais la réalité de son naufrage:
Les mots s'empilent, il le voit bien,
Telles des pierres inertes, mornes et mortes,
Sur le mur lisse et accablé d'un texte dérisoire.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

25/04/2015

BRIBES DE VIE

BRIBES.jpg

 

BRIBES DE VIE

Je sais quelques vagues bribes de ta vie actuelle,
Mais il est si difficile d'entrer en contact avec toi.

En vrai, ton silence ajouté au mien me met mal à l'aise.
Il m'a fallu du temps, mais je suis désormais conscient
D'être seul responsable de cette situation douloureuse.
Si je me regarde dans un miroir, afin de m'y rencontrer,
Je n'y vois qu'un garçon naufragé de chagrin, pitoyable.

Il y eu tant de temps où, grossier, je me suis mal comporté,
Ce temps où mon idiotie crasse à tout balayé sur son passage.
J'étais pourtant bien persuadé d'être à l'abri de telles petitesses.
Prendre conscience d'un tel comportement est fort déstabilisant,
Et c'est une stridente blessure que d'avoir pu être si lamentable.

P. MILIQUE

24/04/2015

LA NUIT DE LA POÉSIE 27 MARS 1970

LA NUIT DE LA POÉSIE 27 MARS 1970

Revivez le plus grand moment de l’histoire de la poésie québécoise : cette nuit du 27 mars 1970 où tous les grands poètes se sont rassemblés au Gesù pour une énorme célébration littéraire.

 

La nuit de la poésie 27 mars 1970

par Jean-Claude Labrecque

et par Jean-Pierre Masse,

Office national du film du Canada

LUEURS IRIDESCENTES 3

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

LUEURS IRIDESCENTES

3

Les années accumulées servent à exprimer ce que devient la vie. Elles procurent la clef d'un mystère devant lequel on reste pour le moins circonspect. Celui-ci est le moment protée où l'on commence à distinguer l'esquisse d'un autre dans le reflet de soi-même. Il nous éloigne de tout ce dont il nous rapproche et livre chaque détail d'un tout dont une partie seulement ne renvoie d'évidence qu'à soi. Étranges arcanes.

La vie, encore elle, offre une délicieuse vue sur son coucher de soleil dans la tiédeur du soir. Il s'agit de profiter au mieux de ces dernières lueurs iridescentes. De se laisser aller aussi à se laisser parcourir par les ondes persistantes du désir à être. Avec, si possible, comme une ébauche de sourire aux lèvres.

(FIN)

P. MILIQUE

23/04/2015

Marcia BAILA

 

Marcia BAILA


Christian OLIVIER

lit les RITA

(2’39’’)
« Du polystyrène expansé à ses pieds »

 

Chanteur du groupe Têtes raides et amateur de poésie (voir le spectacle "Corps de mots"), Christian Olivier propose en solo le spectacle "Chut !" où il lit des paroles de chansons. ARTE Radio l'a invité à élaborer des versions radio de Ferré, Bashung ou Boney M.

Rechutes (1) : Marcia Baila de Catherine Ringer (1983). Version a cappella du tube ultime des 80's pour enfin comprendre les paroles.

Enregistrements : 24 mars, 10 avril 15
Réalisation : Arnaud Forest
Voix : Christian Olivier

LUEURS IRIDESCENTES 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

LUEURS IRIDESCENTES

2

Le temps qui passe fait preuve de beaucoup d'application pour manier le paradoxes.

En un désordre apprêté de sa logique secrète, ceux-ci s'emploient à formuler le mobile, le mouvant et le labyrinthique.

Les mots échangés, majestueux et fragiles, engendrent de la dissonance ou, par un jeu de reflets complexes, des silences qui sonnent faux.

Tout cela ne va pas sans déchirement bien sûr.

Ainsi, pour tenter de concilier le plus possible de ces contradictions, il est salvateur de s'en remettre au théâtre des émotions effleurées.

Celles-là même qui en entretiennent la majesté.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE